KHARTOUM, 19 juin (XINHUA) -- Le
président soudanais Omar al- Béchir a refusé d'accepter le déploiement
d'une force hybride de maintien de la paix commandée par les Nations Unies
dans la région du Darfour (ouest du Soudan), ont rapporté mardi les médias
locaux.
La force hybride susceptible d'être déployée par
l'ONU et l'Union africaine (UA) au Darfour doit être commandée par des
Africains et ses troupes doivent provenir essentiellement des
pays africains, a indiqué M. al-Béchir, cité par le quotidien Alwan.
"L'accord signé par le Soudan avec le Conseil de
paix et de sécurité de l'UA stipule la désignation d'un commandant
africain pour les troupes au Darfour", a noté M. al-Béchir lors d'une
rencontre avec des responsables politiques locaux à Medani, captiale
de l'Etat de Gezira (centre du Soudan).
Il a révélé qu'un général nigérian a été choisi pour
ce poste, ajoutant que seul le personnel technique et civil pourrait être
envoyé par des pays non africains pour rejoindre à les forces de
maintien de la paix conformément à l'accord.
Suite à une réunion dimanche dernier à Khartoum avec
des responsables soudanais, une délégation du Conseil de sécurité de
l'ONU avait annoncé qu'ils étaient parvenus à un accord pour une
force hybride sous le commandement de l'ONU.
Après la rencontre avec M. al-Béchir et le ministre
des Affaires étrangères Lam Akol, certains membres de la délégation
onusienne avaient indiqué que les responsables soudanais ont accepté
un engagement sans condition à la nouvelle force.
Lors d'une réunion de deux jours la semaine dernière
à Addis- Abeba (Ethiopie), l'UA, l'ONU et le Soudan sont parvenus à un
accord sur le déploiement d'une force hybride de maintien de la paix
au Darfour.
Le gouvernement soudanais a souligné qu'actuellement
c'était à l'ONU d'adopter une résolution pour financer cette force de
20.000 hommes.