BEIJING, 14 juin (XINHUA) -- Greenpeace a accusé
jeudi un pâtissier japonais et un géant allemand du commerce de détail de
" double norme" en fournissant aux consommateurs chinois des aliments
contenant des ingrédients génétiquement modifiés (IGM).
Des IGM ont été décelés dans cinq snacks, quatre
préparés par le japonais Ezaki Glico Co. et un par le groupe allemand
Metro, selon des tests effectués sur 21 produits prélevés dans les
supermarchés de Beijing, Shanghai et Guangzhou.
Les tests ont été dirigés en avril et en mai par une
société spécialisée et basée à Hong Kong.
"Les deux entreprises ont cessé d'utiliser des IGM
dans leurs produits vendus dans leurs propres pays. Les consommateurs
chinois méritent le même traitement et nous espérons qu'elles élimineront
la double norme", a déclaré Luo Yuannan, du bureau en Chine du
programme agroalimentaire de Greenpeace.
"Nous avons fait notre possible pour informer les
entreprises de nos conclusions mais nous n'avons reçu aucune réponse à ce
jour ", a poursuivi Luo, ajoutant : "Nous tenterons à nouveau de les
contacter."
"La Chine n'ayant pas de loi limitant les IGM dans
les biscuits et autres snacks, les entreprises n'ont donc rien fait
d'illégal", a dit Luo. "Nous leur demandons juste d'utiliser les mêmes
normes sur tous les marchés."
Un sondage réalisé par Greenpeace au mois de mars
a révélé que 65% des Chinois préféraient pouvoir choisir des aliments
non génétiquement modifiés et 85% étaient opposés à l'ajout
d'IGM dans les aliments pour bébés. Près de 21% ont répondu choisir
les aliments non génétiquements modifiés quel que soit leur coût.