HEILIGENDAMM (Allemagne), 7 juin
(XINHUA) -- Les dirigeants du Groupe des huit pays les plus industrialisés
du monde (G8) ont commencé jeudi la première sessoin de travail de leur
sommet annuel à Heiligendamm, une station balnéaire allemande sur la mer
Baltique.
Lors de cette session, les dirigeants discuteront de
la croissance économique et de la responsabilité dans l'économie
globale, dont des moyens de réaliser la croissance mondiale
équilibrée et d'améliorer la transparence des marchés financiers et
de capitaux.
Au cours du déjeuner de travail, les dirigeants du
G8 se pencheront sur des questions liées à la sécurité régionale, dont
les conflits au Moyen-Orient, la non-prolifération nucléaire et
l'avenir du Kosovo.
La session de travail dans l'après-midi abordera le
changement climatique et l'utilisaiton efficace des ressources
énergétiques.
Cette session sera suivie par un dîner de travail
qui sera consacré à la politique du G8 sur l'Afrique.
Le président américain George W. Bush rencontrera le
président russe Vladimir Poutine jeudi après-midi en marge du sommet du
G8.
Les relations américano-russes deviennent tendues en
raison du plan américain sur le déploiement d'un système de défense
anti- missile en Europe Orientale.
Le sommet du G8 s'est ouvert
sur fond de tensions Est-Ouest (PAPIER D'ANGLE)
HEILIGENDAMM (Allemagne), 7 juin (XINHUA) -- La
rencontre des pays les plus industrialisés du G8 s'est ouverte mercredi
sous très haute tension en Allemagne, alors que la crispation
croissante entre les Etats-Unis et la Russie a pris le pas sur le
programme prévu, qui donne la priorité au climat.
George W. Bush et Vladimir Poutine s'entretiendront
jeudi à Heiligendamm (Allemagne) en marge du Sommet G8, leur première
rencongtre depuis le mois de février. A l'époque, la tension
était déjà palpable.
Le président russe avait accusé les Etats-Unis de
vouloir imposer une vision unipolaire du monde. Cette attaque visait
surtout le projet américain de bouclier anti-missiles. Une
opposition qui s'était aussi manifestée fin mai avec un tir d'essai
russe d'un nouveau missile balistique intercontinental.
A la veille du sommet du G8, les relations
russo-américaines sont au plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre
mondiale, a estimé mercredi Sergueï Rogov, directeur de l'Institut des
Etats- Unis et du Canada de l'Académie des Sciences de Russie.
Pour lui, les dirigeants des deux pays se sont
engagés aujourd'hui dans cette campagne. "Dans leurs déclarations
publiques,les présidents expriment des griefs à l'endroit de l'autre
partie. Cela est suffisamment grave car ce partenariat stratégique que le
président des Etats-Unis, George W. Bush, et le président de la Fédération
de Russie, Vladimir Poutine, avaient proclamé après le 11 septembre 2001 a
reposé en bonne partie sur les rapports personnels des deux présidents,
sur leur confiance réciproque, sur leur certitude qu'ensemble ils étaient
capables de régler bien des problèmes communs", a-t-il souligné.
Dans une interview accordée dimanche dernier à un
groupe de journalistes des pays du G8, Vladimir Poutine a déclaré que les
missiles russes seraient de nouveau pointés sur des ouvrages
militaires en Europe si les Etats-Unis insistent toujours sur un
changement d'équilibre stratégique, en entraînant la Pologne et
la République tchèque dans la mise en place d'un "bouclier
antimissile" en Europe.
De son côté, le président des Etats-Unis a déclaré
mardi dernier à Prague que le processus des réformes avait bien ralenti
en Russie,ce qui s'était répercuté de façon très négative sur la
progression de la démocratie dans le pays.
Désaccords entre Moscou et Bruxelles
La défense n'est pas le seul sujet de désaccord :
l'Union européenne (UE) et la Russie s'opposent sur les questions
énergétiques, au sujet du futur statut du Kosovo ou sur la question
des droits de l'Homme.
Lors du sommet UE-Russie du 18 mai, Russes et
Européens ont ainsi échangé des propos acerbes sur la question des droits
de l'homme, la chancelière allemande Angela Merkel prenant alors
fait et cause pour les opposants russes, interdits de manifester.
L'UE a notamment réclamé des explications après la
mort en octobre dernier de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, qui
avait ouvertement critiqué des agissements russes en Tchétchénie,
puis celle d'Alexander Litvinenko, tué à Londres par ingestion de
polonium, un produit radioactif.
Le premier ministre canadien Stephen Harper
soulèvera la question du respect de la démocratie auprès du président
russe Vladimir Poutine au sommet du G8, ce jeudi, apprend-on auprès des
autorités canadiennes.