LIMA, 6 juin (XINHUA) -- Cinq pays d'Amérique du
Sud, réunis mercredi en Bolivie, ont exprimé leur rejet de la décision de
la Fédération internationale de football (FIFA) d'interdire les
matches internationaux à plus de 2.500 mètres d'altitude.
Selon des informations parvenues à Lima, les
autorités sportives de Bolivie, de Colombie, de l'Equateur, du Pérou et du
Venezuela ont participé à la réunion intitulée "Sommet de l'unité
pour l'universalité des sports".
Ces représentants sont unis dans leur rejet de la
décision de la FIFA et ont approuvé une résolution réclamant que le
football " doit être joué où il est né et vécu".
Des médecins et scientifiques ont présenté des
preuves pour justifier que personne n'a jamais été victime de sports en
altitude.
Le président bolivien Evo Morales a ouvert le sommet
en remerciant l'Organisation des Etats américains (OEA) de rejeter
cet interdit.
"Les peuples ont le droit de jouer au football où
ils sont nés, vivent et se reproduisent, sans aucune forme de
discrimination ou d'exclusion basée sur la géographie, l'ethnie, la
culture, la langue, le statut financier ou autre chose", a souligné M.
Morales.
Les villes telles que Quito
(Equateur), Bogota (Colombie), Cusco (Pérou) et Toluca (Mexique) sont concernées
par cette décision de la FIFA.