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Merkel juge prématurée l'adhésion des nations émergentes au G8
  2007-06-06 10:48:05  

    BERLIN, 5 juin (XINHUA) -- Il est trop tôt pour que les  économies émergentes rejoignent formellement au G8, a estimé mardi  à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel. 

     "Le sommet de cette année s'engage sur une nouvelle voie en  lançant un dialogue considérablement plus intense avec les pays  émergents que sont la Chine, le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Mexique sur nombre de problèmes communs", a dit Merkel dans une  interview à l'agence de presse allemande DPA. 

     "Beaucoup de personnes se demandent, et c'est normal, si les  nations du G8 peuvent résoudre seules les grands problèmes mondiaux, ou si nous devrions tenir compte du fait que la Chine et l'Inde par exemple sont devenu des économies à forte croissance et forts taux  d'exportation", a-t-elle ajouté.  

     "Bien qu'il soit encore trop tôt pour ouvrir le G8 à d'autres  membres, nous avons besoin d'un dialogue permanent qui permet  d'être à jour et de prendre en compte leur poids politique  considérable", a-t-elle estimé.  

     Sur la Russie, Merkel a dit qu'elle espérait que le président  russe Vladimir Poutine coopérerait au sommet du G8 de trois jours,  qu'elle accueillera du 6 au 8 juin à Heiligendamm. 

     A la question de savoir si elle devrait jouer les médiateurs  entre le président américain George W. Bush et Poutine dans leur  différend sur le projet de bouclier antimissile américain en Europe de l'est, elle a répondu "Je suis sure qu'ils finiront par  s'entendre, avec ou sans moi".  

     Elle ne s'attend pas à ce que la Russie fasse obstruction aux  sujets débattus au sommet, déclarant que "je m'attends sincèrement  à des discussions constructives de tous les côtés plutôt qu'à une  attitude d'obstruction". 

     "L'éventail des sujets sur lesquels, si nous sommes unis, nous  pouvons progresser, est large, allant du Kosovo au problème du  nucléaire iranien en passant par Moyen-Orient, l'Afrique et les  changements climatiques", a dit Merkel. 

     A la question de savoir si elle voyait une nouvelle guerre  froide se profiler, Merkel a répondu un "non" catégorique. "Une  coopération intense avec la Russie est dans l'intérêt de toutes les parties impliquées. Mais nous devons chercher la même intensité  pour les questions sujettes à controverse", a-t-elle estimé.  

     La Russie et les Etats-Unis sont à couteaux tirés en raison du  projet américain de déploiement d'un dispositif antimissile en  Pologne et en République tchèque.

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