BEYROUTH, 3 juin (XINHUA) -- Les combats entre
l'armée libanaise et le groupe extrémiste Fatah al-Islam se poursuivent
autour du camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared au Liban
nord, alors que de nouveaux accrochages ont éclaté dimanche dans le
sud du pays, ce qui a contribué à accroître les inquiétudes concernant
l'expansion des violences à travers le pays.
Les nouveaux accrochages sont
survenus dimanche lorsque des militants palestiniens du groupe Jound
al-Cham (basé en Syrie) ont jeté des explosifs sur une position de l'armée
libanaise près du camp de réfugiés palestiniens d'Aïn Heloué, à Saïda, au
sud du pays.

(Photo: Xinhua/Reuters)
Jusqu'à présent, cinq personnes ont été blessées
lors des accrochages, selon des sources médicales de Saïda.
Le camp d'Aïn Heloué, le plus grand camp de réfugiés
palestiniens parmi les 12 au Liban, a connu des troubles quelques
jours après que des combats entre l'armée et Fatah al-Islam
eurent éclaté le 20 mai au Liban nord.
Les combats ont également impliqué le Fatah, selon
les médias locaux, affirmant que celui-ci se trouvait aux côtés de l'armée
libanaise pour lutter contre le Fatah al-Islam qui, selon le
Fatah, "n'avait rien à voir avec les Palestiniens ni l'islam".
Au Liban nord, des soldats de l'armée libanaise,
soutenus par des chars et des hélicoptères, ont resserré au cours du
week-end leur siège autour du camp de Nahr al-Bared, où sont retranchés
depuis deux semaines des membres de Fatah al-Islam, qui rejettent
l'appel de l'armée et du gouvernement libanais de se rendre.
Plus de 16 personnes, combattants
et civils confondus, ont trouvé la mort ce week-end au camp de Nahr
al-Bared, a rapporté la chaîne de télévision panarabe Al-Jazira.