
MADRID, 30 mai (XINHUA) --
Le principal négociateur iranien sur le nucléaire, Ali Larijani, a déclaré
mercredi que son pays n'accepterait aucune condition sine qua non dans les
négociations sur son programme d'enrichissement d'uranium.
Lors d'une conférence de presse, tenue à son arrivée
à Madrid pour des négociations avec des responsables de l'Union européenne
(UE), le négociateur iranien a souhaité, au nom de son pays, que
d'autres pays, la France par exemple, prennent part aux pourparlers
destinés à mettre fin au contentieux sur le programme nucléaire de
Téhéran.
"Etant donné la transparence et la logique dont nous
avons fait preuve, la présence de tout autre pays sera la bienvenue", a
déclaré M. Larijani, qui doit rencontrer jeudi à Madrid le haut
représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure,
Javier Solana.
Interrogé sur sa prochaine réunion avec ce dernier,
M. Larijani a indiqué qu'"il y a des leçons à tirer des négociations
précédentes".
"Nous ne voulons engager les négociations qu'en
l'absence de conditions sine qua non", a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis ont accusé l'Iran de chercher à
développer des armes nucléaires sous le couvert d'un programme civil,
accusation catégoriquement rejetée par l'Iran, qui insiste sur le fait que
son programme est pacifique et a refusé de mettre en application la
résolution adoptée par le Conseil de sécurité lui demandant de suspendre
ses activités d'enrichissement d'uranium.
M. Larijani a par ailleurs souligné que l'Iran a agi
de manière légale en développant un programme nucléaire et qu'il n'a aucune
intention de rechercher des armes nucléaires.