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Lutte contre les changements climatiques : le principal problème est politique
  2007-05-31 08:27:30  

     NEW YORK (Nations Unies), 30 mai (XINHUA) -- "Le principal  problème dans la lutte contre les changements climatiques n'est ni économique, ni technique mais politique", a affirmé mercredi  devant la presse Michael Oppenheimer, l'un des principaux auteurs des troisième et quatrième rapports du Groupe d'experts  intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). 

     "Nous avons un problème énorme mais nous avons les moyens de  nous y attaquer, malgré toutes les difficultés", a-t-il assuré  lors d'une conférence de presse pour annoncer la tenue d'une  conférence DPI-ONG (Département de l'Information de l'ONU et  organisations non gouvernementales) qui se tiendra du 5 au 7 septembre prochains à New York. 

     Selon M. Oppenheimer, l'ONU et les ONG jouent un rôle très  important dans "la transformation de l'image obscure et difficile  à saisir des changements climatiques vers celle d'une question  mondiale convaincante". 

     Les deux premiers rapports du Groupe d'experts, présentés au  mois de février et en avril, soulignaient que le changement  climatique est sans équivoque, que des changements énormes sont  déjà visibles et que leurs conséquences, de la sécheresse extrême  aux inondations, vont augmenter, à la fois en occurrence et en  intensité, tout au long de ce siècle, selon les niveaux de  concentration en gaz à effet de serre dans l'atmosphère, a rappelé M. Oppenheimer. 

     Interrogé sur les raisons qui selon lui ont mené à une prise de conscience globale du problème aux Etats-Unis, il a évoqué la  violence grandissante des ouragans et notamment le traumatisme lié à Katrina à la Nouvelle-Orléans.  

     "Cet épisode a montré l'inaptitude des gouvernements en cas de  catastrophes naturelles, à la fois dans la préparation et dans la  réponse à y apporter", a-t-il dit. 

     Il a également estimé que la crise de l'énergie, le succès du  film de l'ancien vice-président américain Al Gore (An Inconvenient Truth) ou encore certaines décisions prises par le gouverneur de  Californie, Arnold Schwarzenegger, avaient contribué à alerter la  population américaine. 

     "Les Etats-Unis peuvent envoyer un signal fort au reste du  monde s'ils participent aux négociations sur l'après 2012", date à laquelle le Protocole de Kyoto aura expiré, a affirmé l'expert  scientifique. 

     Sur les progrès que ce Protocole aura permis, M. Oppenheimer  s'est félicité que des pays comme l'Allemagne, le Danemark, la  Grande-Bretagne ou les Pays-Bas vont probablement atteindre leurs  objectifs, tout comme peut-être le Japon. 

     "Plus décourageant est le cas du Canada qui s'est engagé mais  se comporte plutôt comme les Etats-Unis avec de fortes  augmentations de ses émissions", a-t-il déploré.

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