LOME, 29 mai (XINHUA) -- Les enseignants correcteurs
des copies des examens de la première partie du Baccalauréat (BAC I), ou le
Probatoire, refusent de remettre les copies et réclament une
revalorisation des primes de correction et leurs conditions de
travail, a rapporté mardi la télévision nationale.
Deux semaines après les examens, les enseignants des
centres de correction de la capitale togolaise réclament une prime
journalière de surveillance de 5.000 francs CFA (10 dollars) et
60. 000 francs CFA (120 dollars) pour deux semaines de correction.
La semaine précédente, ils ont paralysé le processus
de correction et n'ont pas à ce jour remis les copies.
"Pour cinq jours de surveillance nous avons en tout
et pour tout 4.500 francs CFA (9 dollars), tandis que pour deux semaines
nous avons 10.000 francs" (20 dollars), s'est plaint un correcteur.
"Les agents de secrétariat sont mobilisés pendant
trois semaines pour 12.000", a-t-il ajouté, soulignant qu'il importe
que ces différents traitements soient revus.
Le mouvement pourra s'étendre aux autres centres à
travers le pays, laissant craindre chez les autorités du ministère de
l'Enseignement du Second degré des situations très inquiétantes
quant à la correction prochaine des copies du Baccalauréat II.
Chaque année, les corrections des copies des
examens sont émaillées de ces genres de réclamations que les autorités
des ministères de tutelle indiquent cependant "légitime" tout en
se justifiant par une situation financière difficile du pays.