BERLIN, 28 mai (XINHUA) -- La chancelière allemande,
Angela Merkel, a affirmé lundi sa détermination de faire avancer la
Constitution de l'Union Européenne (UE), toujours au point mort
depuis les non français et néerlandais à ce projet.
Mme Merkel a souhaité que soit trouvé "un compromis
équitable" d'ici fin juin, date à laquelle son pays cèdera la présidence
tournante de l'UE.
Elle s'est exprimée ainsi lors de sa rencontre avec
le Premier ministre estonien, Adruss Ansip, le Premier ministre letton,
Aigars Kalvitis, et le chancelier autrichien, Alfred Gusenbauer.
M. Kalvitis a indiqué que les retards dans la
recherche d'un accord sur le traité pourrait porter atteinte à la
crédibilité de l'UE, tandis que M. Ansip s'est déclaré favorable à une
Union européenne forte.
Mme Merkel a intensifé ses consultations avec les
pays membres de l'UE, dans l'espoir de trouver un consensus avant le
prochain sommet du bloc qui se tiendra à Bruxelles entre les 21 et 22
juin.
Elle défend les points essentiels compris dans le
projet de la Constitution de l'UE, dont l'établissement de nouveaux postes
du président et du chef de la diplomatie de l'UE, le renforcement du
pouvoir des parlements des pays membres dans les affaires
européennes, et l'introduction d'un nouveau système de vote qui
prend en compte la dimension d'un pays.
Jusqu'alors, le projet de la Constitution de l'UE
a été ratifié par 18 des 27 pays membres du bloc. Outre la France et
les Pays- Bas ayant voté contre ce projet il y a deux ans,
la Grande- Bretagne, la République tchèque et la Pologne gardent toutes
des réticences à l'égard du traité.