LONDRES, 27 mai (XINHUA) -- Des scientifiques ont
identifié quatre gènes impliqués dans le développement du cancer du sein
chez les femmes, rapporte dimanche le journal scientifique Nature.
"Cette découverte peut permettre aux médecins de
prévoir plus précisément le risque du cancer et d'orienter les
traitements, pour prévenir et guérir la maladie, mais le plus important
est de permettre aux chercheurs de savoir comment fonctionne la
maladie", a expliqué Douglas Easton de l'Université de Cambridge, un membre
du groupe qui a réalisé la découverte.
Le cancer du sein est connu pour être lié à des
fortes prédispositions génétiques. Mais jusqu'à présent, seuls 25% des
gènes suspectés de pouvoir causer le cancer du sein héréditaire ont
été identifiés. Les quatre nouveaux gènes incriminés sont les gènes FGFR2,
TNRC9, MAP3K1 et LSP1.
Pour étudier les gènes qui risquent de provoquer le
cancer du sein chez les femmes, M. Easton et ses collègues ont comparé le
génome de quelque 4.400 femmes souffrant du cancer du sein avec
celui de quelque 4.300 femmes en bonne santé, ajoute Nature.
Les scientifiques ont identifié 30 différences dans
l'ADN, support matériel de l'hérédité, censées avoir des liens avec le
cancer du sein. Elles ont ensuite été comparées sur plus de
20.000 femmes malades.
Trois des nouveaux gènes à risque concernent le
contrôle de la croissance des cellules et celui qui a le plus d'influence
est le FGFR2.
M. Easton et ses collègues ont découvert
que les femmes ayant deux copies de ce gène à haut risque, qui
occupent environ 16% de la population féminine, ont 60% plus de probabilité
de développer un cancer du sein que celles qui n'ont pas de copie de ce
gène.