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Ouverture du sommet Russie-UE avec peu d'espoirs de percée sur les dossiers chauds
  2007-05-19 10:48:55  

     VOLJSKI OUTES (Russie), 18 mai (XINHUA) -- Le président russe  Vladimir Poutine, le président de la Commission européenne José  Manuel Barroso et la chancelière allemande Angela Merkel qui  occupe actuellement la présidence tournante de l'Union européenne  (UE), ont entamé vendredi les travaux du sommet biennal Russie-UE  dans la station balnéaire de Voljski Outes au bord du fleuve Volga dans le sud de la Russie. Ils discuteront des dossiers chauds,  mais l'espoir d'une éventuelle percée est minime. 

     "Honnêtement, je n'attends rien de spectaculaire de cette  rencontre", a déclaré M. Barroso devant des journalistes à son  arrivée dans la ville de Samara, à 200 km de Voljski Outes. 

     Un nouvel accord de partenariat Russie-UE sera débattu lors de  la conférence, qui est boycottée par la Pologne et la Lituanie,  membres de l'UE, en raison de leur litige commercial et  énergétique avec la Russie. 

     Le problème énergétique constitue l'un des points chauds du  sommet, alors que l'UE et les Etats-Unis sont en passe d'élargir  leurs importations de gaz naturel et de brut à l'Asie centrale  afin de diversifier leurs sources d'approvisionnement en énergie,  alors que les pipelines de la région sont pour la plupart  contrôlés par la Russie. 

     Au début du mois, la Russie a signé un accord de poids avec  d'importants exportateurs énergétiques d'Asie centrale, dont le  Kazakhstan et le Turménistan, afin d'assurer leurs exportations de gaz naturel par les pipelines de la mer Caspienne via la Russie. 

     Le sommet Russie-UE portera également sur l'accession de la  Russie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). L'UE a exprimé son soutien à ce dossier. 

     Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, M.  Barroso et le chef de la diplomatie de l'UE Javier Solana  s'entretiendront au cours du sommet de problèmes internationaux  tels que le Kosovo, l'Iran et le Proche-Orient. 

     Un projet de résolution de l'ONU sur le Kosovo, soutenu par  l'UE et les Etats-Unis, mais rejeté par Moscou, propose  l'indépendance de cette province située dans le sud de la Serbie  sous la surveillance de la communauté internationale. Moscou  préconise pour sa part davantage de négociations entre la  communauté albanaise, majoritaire au Kosovo et favorable à  l'indépendance, et la communauté serbe minoritaire. 

     Les relations Russie-UE sont aussi délicates à cause du  lancement par Washington de son projet de déploiement d'un  bouclier anti-missiles balistiques en Europe centrale, plus  précisément une base de missiles d'interception en Pologne et une  base radar en République tchèque. La Pologne et les Etats-Unis ont tenu cette semaine une première série de pourparlers, qualifiés  par Washington d'"utiles". 

     Moscou s'oppose vivement au déploiement du bouclier anti- missiles des Etats-Unis en Europe, indiquant qu'il ne visait pas  l'Iran comme le prétend Washington, mais la Russie. 

     En guise de riposte, M. Poutine a suggéré le report de la  participation de la Russie à un traité de contrôle militaire sur  le continent européen, qui sera aussi à l'ordre du jour du sommet  Russie-UE. 

     La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice n'a pas réussi à assouplir la position de Moscou, après ses rencontres mardi  dernier avec MM. Poutine et Lavrov. 

     En outre, un récent contentieux entre la Russie et l'Estonie,  nouveau membre de l'UE, suite au déplacement de la statue en  bronze d'un soldat soviétique de la Seconde Guerre mondiale d'une  place centrale vers un cimetière de Tallin, capitale estonienne, a jeté une ombre sur les relations entre Moscou et Bruxelles. 

     "Grâce à Dieu, je pense que nous n'avons eu encore aucun  conflit", a dit M. Poutine au ministre allemand des Affaires  étrangères Frank-Walter Steinmeier au début de la semaine à Moscou. 

     "Nous avons des avis différents sur la façon de résoudre  certains problèmes, mais les deux parties ont le désir de voir ces problèmes résolus. A mon avis, c'est déjà assez positif", a  commenté M. Poutine.

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