
WASHINGTON, 15 mai (XINHUA) -- La Maison Blanche a
déclaré mardi que la décision de l'administration Bush d'engager des
discussions avec l'Iran sur la sécurité de l'Irak était une
continuation de sa politique vis-à-vis de l'Iran.
"Il y a un an un canal était disponible à Bagdad
pour discuter des questions de sécurité où l'ambassadeur de l'époque,
Zalmay Khalilzad, avait l'autorité de parler avec les responsables
iraniens des questions relatives à la sécurité frontalière", a
déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow, lors
d'un point de presse.
"Ce n'est pas non seulement inhabituel, mais aussi
sans précédent", a affirmé M. Snow, ajoutant cependant que cela ne
signifie en aucune manière de confier le statut diplomatique
total aux Iraniens, et cela ne leur accorde pas ce qu'ils veulent.
Il a affirmé que les Etats-Unis préfèrent recourir à
la diplomatie au tant que possible pour résoudre la question
nucléaire iranienne.
"Les Etats-Unis et quatre autres membres permanents
du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Grande-Bretagne, France, Russie),
ainsi que l'Allemagne, tentent d'utiliser le levier
diplomatique, économique et d'autres pour permettre aux Iraniens de
réaliser que la voie vers le développement nucléaire est quelque chose qui
n'est pas bon pour eux et la région", a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis et l'Iran ont déclaré dimanche qu'une
rencontre aura lieu dans les prochaines semaines pour parler de
la sécurité de l'Iran. Les entretiens devraient se tenir à Bagdad
entre ambassadeurs.
"Il ne s'agit pas des Etats-Unis et de l'Iran, mais
de l'Irak. L'Iran doit jouer un rôle constructif en Irak", a déclaré le
porte- parole du Conseil national de sécurité, Gordon Johndroe.
Les Etats-Unis n'ont pas de
relations diplomatiques avec l'Iran depuis avril 1980, après l'occupation
de l'ambassade américaine à Téhéran par des étudiants iraniens. Pendant
444 jours 52 Américains ont été retenus otages par des Iraniens.