BRUXELLES, 14 mai (XINHUA) -- Le
sommet entre l'Union européenne et la Russie aura lieu comme prévu,
c'est-à-dire vendredi prochain à Samara en Russie, en dépit des
difficultés survenues au cours des préparations pour l'événement, a-t-on
appris lundi à Bruxelles.
"Oui, en effet ce sera un sommet difficile, mais il
aura lieu", a dit le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter
Steinmeier, dont le pays assume la présidence tournante de l'UE,
lors d'une conférence de presse tenue lundi à Bruxelles.
"Nous devons parler avec la Russie, non seulement
parce que la Russie est un grand voisin, mais aussi parce que nous
comptons sur le soutien de la Russie sur de nombreuses questions
internationales", a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie allemande, qui sera à
Moscou pour des entretiens préalables, a affirmé devant ses homologues
européens, ne pas s'attendre à d'importantes percées à Samara.
Les chefs de la diplomatie de l'UE débattaient des
relations entre l'UE et Moscou, avant le départ d'une délégation
européeenne dirigée par la chancelière allemande Angela Merkel, qui doit
rencontrer vendredi le président russe Vladimir Poutine pour un
sommet UE-Russie à Samara.
Depuis plus d'un an, la Russie applique un embargo
sur la viande polonaise, officiellement en raison d'un problème
sanitaire. Une position réaffirmée par Moscou vendredi dernier. Conséquence
: La Pologne s'oppose à toute négociation avec la Russie tant que
l'embargo sur la viande n'est pas été levé.
En tout cas, cela pèse sur le dossier du partenariat
concernant l'énergie. Les Européens auraient besoin que ce partenariat soit
noué, aussi les Russes gardent cet argument pour influer sur les
négociations. Signe des tensions ambiantes: plusieurs groupes de
parlementaires européens ont demandé l'annulation du prochain sommet
UE-Russie. Demande finalement rejetée.
Les tensions ont augmenté ces dernières semaines
autour du problème estonien, et la mémoire des soldats soviétiques morts à
Tallin en 1945. Autre point de litige: le futur statut du Kosovo.