WASHINGTON, 14 mai (XINHUA) -- Les
Etats-Unis ont démenti lundi les spéculations selon lesquelles leur
décision d'entamer des discussions directes avec l'Iran sur la sécurité en
Irak aurait montré que Washington a adouci sa position maintenue depuis
longtemps d'isoler Téhéran.
Les discussions bilatérales "parleront de l'Irak et
seulement de l'Irak", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Tony
Snow, lors d'un point de presse.
"Ce qu'on fait, encore une fois, est de réitérer le
fait que si ... les Iraniens, en fait, veulent bien jouer un rôle
constructif en Irak, que nous sommes certainement prêts à avoir des
conversations sur cela", a dit M. Snow.
Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dimanche que
des discussions engageant des responsables des deux pays au sujet de
la sécurité en Irak auraient lieu dans les prochaines semaines.
Les discussions prévues verront la participation de
l'ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Ryan Crocker, qui avait eu un
bref entretien avec un vice-ministre iranien des Affaires étrangères au
début du mois courant en marge d'une conférence internationale de deux
jours sur la sécurité en Irak, tenue dans la station balnéaire égyptienne
de Charm el-Cheikh sur la mer Rouge.
"Ceci ne parle pas des Etats-Unis et de l'Iran. Ceci
parle de l'Irak. Ceci parle de l'Iran jouant un rôle de politique
constructif à l'intéreur de l'Irak", a déclaré Gordon Johndroe,
porte-parole du Conseil de la sécurité nationale.
Le vice-président américain Dick Cheney, lors de sa
visite éclair en Egypte dimanche, a également déclaré que les Etats-Unis
voulaient entamer des discussions avec l'Iran au sujet de l'Irak.
Les Etats-Unis ont interrompu leurs relations
diplomatiques avec l'Iran en 1980, cinq mois après l'occupation de
l'ambassade américaine à Téhéran par des étudiants iraniens.
Washington accuse également Téhéran de développer
secrètement des armes nucléaires et de soutenir le terrorisme et de
faciliter les infiltrations de terroristes dans l'Irak pour attaquer les
forces de la coalition menées par les Américains.
L'Iran a rejeté les accusations américaines,
affirmant que son programme nucléaire est à des fins pacifiques.
Washington a affirmé à maintes reprises qu'il n'y
avait pas de changement de sa politique vis-à-vis de l'Iran et de la
Syrie, bien que les Etats-Unis entament des discussions avec les deux
pays sur l'Irak.