
BEIJING, 8 mai (XINHUA) -- Le
gouvernement chinois a annoncé mardi qu'il enverrait une équipe
d'ingénieurs au Darfour, région du Soudan, pour participer à la mise en
place de la seconde phase d'un plan de soutien proposé par les Nations
Unies pour la mission de l'Union africaine dans cette région.
"La Chine a activement participé à la mission de
maintien de la paix des Nations Unies au Soudan", a affirmé la
porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Jiang Yu, lors
d'une conférence de presse régulière.
Mme Jiang a indiqué que la Chine avait une position
claire sur le problème du Darfour et y joué un rôle constructif.
"Dans les circonstances actuelles, les parties
concernées doivent continuer à faire progresser le processus politique
dans la région du Darfour et introduire progressivement le plan de
Kofi Annan, au lieu d'adopter des actions pour durcir la situation", a
ajouté Jiang.
Les Nations Unies, l'Union africaine et le
gouvernement soudanais se sont mis d'accord sur un plan de soutien en
trois phases, connu sous le nom de plan d'Annan, car il a été avancé
par le secrétaire général des nations Unies Kofi Annan.
La première phase, une aide légère, est déjà en
cours. Les trois parties ont abouti en principe à un accord à Addis Ababa
le 9 avril, pour débuter la seconde phase du plan, une phase de
" soutien lourd".
En réponse à la question sur les armes chinoises
vendues dans des pays africains, Jiang a souligné que la Chine adoptait
toujours une attitude prudente et responsable sur les
exportations d'armes, qu'elle n'exportait des armes qu'à des pays
souverains, mais pas à des individus ou à d'autres entités.
La Chine a aussi demandé aux pays qui importent
d'identifier l'utilisation finale de ces armes, et leur a prié de ne pas
transférer les armes importées à des tiers pays, selon Jiang.
La Chine respecte strictement les résolutions des
Nations Unies et n'a jamais exporté des armes aux pays ou régions auquels
les Nations Unies avaient imposé des embargos d'armes, a fait noter
Jiang, ajoutant que la quantité des exportations d'armes chinoises en
Afrique était très limitée.