WASHINGTON, 3 mai (XINHUA) -- La rencontre entre la
secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et son homologue syrien
Walid Mouallem à Charm el-Cheikh (Egypte) est plutôt une "conversation"
qu'une négociation formelle, a indiqué jeudi la Maison Blanche.
"Toute conversation ne pouvait pas être ni
discussions bilatérales, ni négociations formelles", a souligné le
porte- parole de la Maison Blanche, Tony Snow.
"Le seul et unique sujet, encore une fois, à (la
conférence de) Charm el-Cheikh est : +Il est temps, maintenant, de faire du
progrès et soutenir le gouvernement de l'Irak+. C'est là le message
puissant qui a été envoyé", a rappelé M. Snow.
Mme Rice a rencontré M. Mouallem à Charm el-Cheikh
en marge de la conférence internationale sur l'Irak, qui a regroupé
environ 60 pays et 12 organisations régionales ou internationales.
Il s'agit du premier entretien de ce genre depuis
novembre 2004, où l'ancien secrétaire d'Etat américain Colin Powell a
rencontré son homologue syrien d'alors Farouk al-Chareh.
L'entretien Rice-Mouallem est intervenu juste un
mois après la visite critiquée en Syrie de la présidente démocrate de la
Chambre des représentants américains, Nancy Pelosi, qui avait été reçue
par le chef de l'Etat syrien Bachar al-Assad.
La Maison Blanche avait critiqué la visite de Mme
Pélosi qui, selon elle, saperaient les efforts de son administration pour
isoler la Syrie, le pays que l'administration Bush accuse de
soutenir les organisations terroristes et de ne pas suffisamment
faire pour empêcher la prolifération d'armes et l'infiltration de
combattants anti-américains en Irak.
Les relations entre Washington et Damas se
sont détériorées depuis 2003 du fait que la Syrie s'oppose fermement
à l'invaion américaine de l'Irak et impute les agitations dans son voisin
à l'occupation américaine.