PARIS, 2 mai (XINHUA) -- Les deux
candidats qualifiés au second tour de la présidentielle française, Ségolène
Royal et Nicolas Sarkozy, ont participé mercredi à débat de deux heures à
la télévision.

(Photo: Xinhua/AFP)
Le débat, qui s'est déroulé en présence de deux
présentateurs des grandes chaînes de télévision françaises, TF1 et de
France 2, Arlette Chabot et Patrick Poivre d'Arvor, ont abordé plusieurs
thèmes tels que les dettes, la sécurité, la réforme dans la fonction
publique, l'emploi, le logement, la fiscalité, l'éducation et
l'Europe.
Mme Royal a critiqué le "bilan" de son adversaire
dans le gouvernement sortant, appelant les Français à faire le choix de
l' "audace" pour élire une femme au sommet du pouvoir français. Elle
a promis une France "paisible" et de rassembler les Français pour
construire une France "créative, imaginative".
M. Sarkozy, pour sa part, a évoqué une "crise
morale" dans la politique française et critiqué l'"assistanat" dans la
société française, plaidant notamment pour le "mérite", l'"effort" et la
" promotion sociale".

(Photo: Xinhua/AFP)
Le débat a été retransmis en direct par au moins
neuf chaînes de télévision françaises, ainsi que sur internet, des radios
et des chaînes étrangères. Les spécialistes estiment à 20 millions
le nombre de téléspectateurs.
Nombre de sondages donnaient jusqu'ici M. Sarkozy
vainqueur au second tour. Les sondages montrent néanmoins que les quelque
6,8 millions d'électeurs du centriste François Bayrou, et les 3,8
millions d'électeurs de Jean-Marie Le Pen n'ont pas encore tous pris
leur décision.
MM. Bayrou, qui avait eu un débat avec Mme Royal, a
refusé de donner de consigne de vote, alors M. Le Pen a appelé mardi ses
partisans à s'abstenir massivement au second tour.
France : Sarkozy contre
l'entrée de la Turquie dans l'UE
PARIS, 2 mai (XINHUA) -- Nicolas Sarkozy, candidat
de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) qui affrontera la candidate
socialiste Ségolène Roya au second tour de la présidentielle
française, a déclaré mercredi soir qu'il était contre à l'entrée de
la Turquie dans l'Union européenne (UE).
Il s'est exprimé ainsi mercredi soir lors d'un débat
télévisé auquel était également présent Mme Royal.
"Si je suis président de la République, je
m'opposerai à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne", a déclaré
M. Sarkozy.
"Ceux qui souhaitent l'entrée de la Turquie dans
l'Europe sont ceux qui ne souhaitent pas l'Europe politique puisque
l'élargissement sans limite de l'Europe, c'est la mort de
l'Europe politique", a-t-il souligné.
"Pour moi, ce n'est pas une question de démocratie,
de musulmans ou d'islam, c'est parce que la Turquie est en Asie
mineure, ce n'est pas l'Europe".
M. Sarkozy a ainsi estimé qu'il fallait "dire
clairement à ce grand peuple qu'il a vocation à être le coeur de l'union
de la Méditerranée mais pas le coeur de l'Union européenne".
De son côté, Mme Royal s'est déclarée en faveur
d'une "pause" pour le dossier turc, bien qu'elle ait invité son rival à
"ne pas claquer la porte" et à "être responsable à l'égard de l'équilibre
du monde".
"Le moment n'est pas venu pour l'entrée de la
Turquie dans l'Europe", a estimé la candidate socialiste.
La Turquie mène des négociations avec la Commission
de l'UE au sujet de son adhésion à l'UE dont les membres divergent sur
cette question.
Selon un récent sondage, 58% des Français sont
opposés à l'admission de la Turquie au sein de l'UE, notamment parce
qu'ils considèrent la Turquie comme un pays musulman.
France: un nouveau gouvernement de la parité hommes-femmes
souhaité par la plupart des Français
PARIS, 2 mai (XINHUA) -- La plupart des Français
souhaite que le prochain gouvernement français respecte la parité
hommes-femmes, relève le résultat d'un sondage paru mercredi.
Selon cette enquête réalisée par Ifop pour Acteurs
publics, 86% des Français espèrent que la parité hommes-femmes sera
respectée par le prochain gouvernement, alors que 14% des personnes
interrogées répondent le contraire.
Parmi les différentes personnalités politiques,
Dominique Strauss-Kahn sera un bon Premier ministre aux yeux des 54% des
Français, suivi par Jean-Louis Borloo avec un soutien de 49%. 48%
des sondés choisissent Bernard Kouchner, 42% Michèle Alliot-Marie et
33% Bertrand Delanoë.
54% des gens pensent que le Président de la
République doit nommer un gouvernement comprenant des personnalités qui ne
l'ont par soutenu dès le premier tour, 45% consentent que le Président
de la République doit uniquement gouverner avec des personnalités
politiques qui l'ont soutenu dès le premier tour de
l'élection.