WASHINGTON, 26 avril (XINHUA) --
Le Sénat américain a apporté jeudi son accord définitif à une loi de
finance sur les dépenses de guerre exigeant le début d'un retrait d'Irak
pour le 1er octobre, dans l'objectif de mettre fin aux opérations de
combat dans ce pays pour mars prochain.

(Photo:
Xinhua/AFP)
Le président américain George W. Bush s'est engagé à
plusieurs reprises à mettre son veto sur cette loi, et la porte-parole de
la Maison Blanche Dana Perrino a promis jeudi qu'il réagirait "très
prochainement".
Selon le compte-rendu du vote au Congrès, le Sénat a
approuvé cette loi par un vote de 51 voix contre 46, au lendemain de
l'approbation de la loi par la Chambre des représentants, avec
218 voix contre 208.
"Il est temps de mettre un terme aux pertes de vies
américaines et de commencer à ramener nos soldats à la maison", a
déclaré le sénateur démocrate Edward M. Kennedy à la tribune du
Sénat.
"Pour le bien de nos troupes nous ne pouvons pas
répéter les erreurs du Vietnam et permettre à cette situation de se
prolonger longtemps après que la population américaine a réalisé que c'est
une erreur", a-t-il dit.
Ce budget de 124,2 milliards de dollars, un texte de
compromis négocié entre les représentants du Sénat et de la Chambre des
Représentants plus tôt dans la semaine, doit parvenir sur le bureau
de M. Bush pour le début de la semaine prochaine.
Le mois dernier, le Sénat et la Chambre avaient
débattu des termes exacts de leur version du projet de loi de financement,
qui appelaient au retrait des troupes américaines d'Irak en 2008 ou
pour la fin août de cette année. La version d'origine de la chambre
basse fixait une date ferme pour le retrait.
Le compromis finalement adopté s'est fait un peu
plus souple sur ce point, pour rassembler davantage de voix au
Congrès.
M. Bush a affirmé à plusieurs reprises qu'il
mettrait son veto à toute loi fixant un calendrier pour le retrait des
troupes américaines d'Irak.
Si le président utilise son pouvoir de veto, ce qui
semble acquis, le Congrès devra rassembler une majorité des deux-tiers
pour passer outre. Il devra sinon formuler une nouvelle loi de
finances et la soumettre à nouveau à M. Bush. Aucune des deux
parties ne semble disposée à lâcher prise, et l'impasse semble
inévitable.