MOSCOU, 26 avril (XINHUA)
-- Le président russe Vladimir Poutine a fustigé jeudi la croissance du
"flux de fonds étrangers" destinés à financer l'ingérence dans les affaires
intérieures de la Russie, tout en appelant à une répression stricte dans
le cadre des lois.
"Le flux de fonds en provenance de l'extérieur pour
financer les ingérences directes dans les affaires internes de la Russie a
augmenté", a indiqué le président Poutine lors de son huitième et
dernier discours annuel devant le Parlement.
Ce discours a été prononcé dans la salle en Marbre
du Kremlin, une enceinte de mille sièges construite en 1982 pour la
conférence du Parti communiste soviétique.
Puisque le redressement stable et graduel de la
Russie ne plaît pas à tous, il y a ceux qui profitent de "l'idéologie
démocratique pour intervenir sans nos affaires internes", a martelé M.
Poutine.
En même temps, le président Poutine a salué les
réalisations économiques en Russie, tout en promettant d'affecter plus de
" pétro-dollars" dans la résolution des problèmes sociaux, tels que
la crise de l'habitat.
Le discours présidentiel annuel, qui prévoit les
priorités pour l'année à venir, intervient juste 11 mois avant les
élections présidentielles qui permettront de désigner le successeur de M.
Poutine.
Malgré les appels répétés à sa propre succession, M.
Poutine a insisté sur le fait qu'il ne briguera pas un troisième mandat,
mais qu'il souhaite une poursuite de sa politique.
Avant son discours, M. Poutine a proposé un moment
de silence en mémoire du défunt président Boris Eltsine, décédé lundi
d'une crise cardiaque à l'âge de 76 ans et enterré mercredi.
M. Poutine a également proposé de donner le nom du
premier président de la Russie post-soviétique à la bibliothèque
présidentielle.
M. Eltsine avait démissionné le 31 décembre 1999 et
transféré ses pouvoirs à M. Poutine.