WASHINGTON, 25 avril (XINHUA) -- La Chambre des
représentants ( chambre basse du Parlement américain) a adopté mercredi un
projet de loi prévoyant un financement de la guerre en Irak et un
calendrier de retrait militaire, malgré la menace d'un veto
présidentiel.
Le projet de loi, adopté avec 218 voix pour et 208
contre, prévoit un décaissement de 124,2 milliards de dollars pour
financer la guerre en Irak, mais exige que l'administration George W.
Bush entame le retrait militaire de l'Irak au plus tard le 1er octobre
2007.
Ce projet de loi, une version du compromis conclu
entre les deux chambres du Congrès, sera soumis à M. Bush la semaine
prochaine, après le vote du Sénat prévu jeudi.
Pourtant, M. Bush a réaffirmé qu'il mettrait son
veto contre tous les projets de loi cherchant à fixer un calendrier de
retrait militaire de l'Irak.
Mardi, il a condamné la décision prise par les
Démocrates qui tentent de lui présenter ce projet coûte que coûte.
"Ils ont décidé de faire un communiqué politique",
a-t-il estimé, avant d'ajouter : "C'est leur droit, mais ce qu'ils
préconisent est incorrect tant pour nos troupes que pour notre pays.
Accepter le projet proposé par la direction démocrate c'est accepter une
politique en directe contradiction avec le jugement de nos commandants
militaires".
Cependant, il a été rapidement contredit par la
présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, une démocrate
originaire de la Californie.
"Je crois que le fait que le président nous accuse
sur nos politiques concernant ce projet de loi bien réfléchi est en
dessous de la dignité de l'affaire dont nous parlons ici", a-t- elle
estimé, soulignant que la guerre en Irak est le plus grande affaire
éthique à laquelle sont confrontés les Etats-Unis.
Si le président Bush oppose son veto,
une éventualité qui semble certaine, il faudra que le Congrès obtienne
au moins deux tiers des voix pour renverser cette décision
présidentielle, faute de quoi, le Congrès devra élaborer un nouveau projet de loi
sur le financement de la guerre et le soumettre de nouveau au
président.