ABIDJAN, 4 avril (XINHUA)
-- Le leader de l'ex-rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, nommé Premier
ministre par le président Laurent Gbagbo le 29 mars, a officiellement pris
fonction mercredi à Abidjan, a constaté un journaliste de
l'Agence Xinhua.
(Photo: Xinhua)
"Au moment où je prends votre place à ce poste, je
mesure à sa juste valeur les défis qui attendent mon équipe et moi-même,
mais surtout les défis auxquels notre patrie doit faire face", a
déclaré M. Soro après avoir reçu les charges du Premier ministre
sortant Charles Konan Banny.
"Au premier rang de ces défis, la consolidation de
la confiance entre les Ivoiriens et le retour d'une paix durable
afin que tous ceux qui vivent sur le territoire s'acceptent, acceptent
de s'unir pour créer les véritables conditions de la prospérité, de
la sécurité, de la grandeur de cette nation", a-t-il poursuivi.
Le secrétaire général de l'ex-rébellion des Forces
nouvelles ( FN) a été nommé chef du gouvernement ivoirien dans le cadre de
l'accord de paix signé le 4 mars à Ouagadougou avec le président
Gbagbo, sous l'égide du président burkinabé Blaise Compaoré.
La liste des membres du nouveau gouvernement
ivoirien dirigé par M. Soro sera rendue publique d'ici à vendredi, a
rapporté la presse ivoirienne, citant des sources proches de la présidence
ivoirienne.
"Nous avons la mission de mettre en oeuvre cet
accord et de le transformer en succès définitif repose sur ce fondement de
la mise en commun de nos différences et de nos diversités, pour porter
notre pays vers la paix, la démocratie pour le bonheur de tous",
a ajouté le nouveau Premier ministre, en rendant un "hommage sincère "
à son prédécesseur.
Exprimant son "regret" pour ne pas avoir réussi à
mener le pays aux élections, M. Banny a quant à lui souhaité "de pleins
succès" à son successeur et surtout qu'il fasse de la paix,
" véritable cadeau pour le peuple ivoirien meurtri pendant cinq ans
de crise".
M. Banny, ancien gouverneur de la BCEAO, avait été
choisi au poste de chef du gouvernement par la communauté internationale
en 2005 pour conduire les opérations d'identification, de
désarmement et les élections censées ramener la paix dans le pays coupé en
deux depuis septembre 2002 suite à un coup d'Etat manqué contre
M. Gbagbo.