NAIROBI, 22 mars (XINHUA) -- L'opération militaire
conjointe en Somalie, qui s'est achevé sur la chute du Conseil suprême des
tribunaux islamiques, a réduit l'activité de la branche militaire
d'al-Qaïda en Afrique orientale, a affirmé un haut responsable
américain.
L'ambassadeur américain au Kenya, Michael
Ranneberger, a déclaré que la menace terroriste restait réelle, en
particulier au Kenya, où doit avoir lieu un marathon international,
incluant la participation d'une équipe américaine. Cependant, a-t-il dit,
le niveau de menace a diminué depuis l'opération militaire de
décembre.
M. Ranneberger a déclaré que l'opération de janvier
ciblait des cellules de formation terroriste présumées, mais Washington ne
veut pas confirmer que les bombardements ont également tué trois des
terroristes les plus recherchés en Somalie.
Il y aurait de nombreux terroristes présumés dans ce
pays de la Corne de l'Afrique, mais les plus recherchés comprennent trois
hommes accusés par les Etats-Unis d'avoir participé aux attentats de
1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie.
« Le problème de Somalie dépasse largement ces trois
individus », a déclaré l'ambassadeur Rannerberger lors d'une conférence de
presse mercredi à Nairobi.
Les Marines américains ont effectué en janvier un
bombardement aérien à Ras Kamboni, près de la frontière maritime kenyane
avec la Somalie, qui abritait, pense-t-on, l'un des plus grands camps
de formation terroristes en Afrique orientale. Cette opération avait
tué des villageois et du bétail des deux côtés de la frontière.
Les responsables américains ont déclaré que la
menace d'al- Qaïda en Afrique orientale était plus grande encore que selon
les estimations précédentes, et que leur influence sur les tribunaux
islamiques était encore plus étendue et plus dangereuse.
L'importance récemment accordée par le président
américain George W. Bush à la Somalie a amené les analystes à s'interroger
sur les intérêts de sécurité spécifiques des Américains ont en
Somalie.
La récente détérioration de la sécurité en Somalie,
qui a abouti à la mort d'au moins 20 personnes mercredi en Somalie,
dont plusieurs soldats éthiopiens, est selon Washington le résultat d'
un vide de sécurité, qui est apparu avec la chute des islamistes,
des alliés d'al-Qaïda en Afrique de l'est. Fin