BEIJING, 16 mars (XINHUA)
-- L'Assemblée Populaire Nationale ( APN,parlement chinois), a adopté
vendredi à Beijing la loi sur les impôts sur les sociétés avec 2 826 votes
pour, 37 contre, et 22 abstentions, un signal clé de la fin progressive
des traitements préférentiels accordés aux investisseurs étrangers depuis
deux décennies.
La loi, composée de 60 articles, a été ratifiée par
les députés lors de la séance de clôture de la session annuelle de 11 jours
et demi de l'APN au Grand Palais du Peuple situé au centre de
Beijing.
Le résultat du vote, annoncé par le président du
Comité permanent de l'APN Wu Bangguo, a été chaleureusement applaudi par
les députés. La loi doit entrer en vigueur le premier janvier 2008.
Les experts estiment que la loi marque l'adaptation
à l'heure actuelle des politiques chinoises envers l'investissement
étranger.
La loi, qui établit un taux d'imposition sur les
revenus des sociétés unifié à 25% pour les compagnies nationales et
étrangères, vient après des années de critiques sur l'injustice du double
taux d'imposition pour les entreprises nationales.
Actuellement, le taux d'impôts sur les sociétés est
en moyenne de 25% pour les entreprises nationales, alors qu'il est de 15%
pour les entreprises étrangères. Beaucoup de gens croient qu'une
telle politique oblige les entreprises nationales à une compétition
plus acharnée depuis l'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du
Commerce (OMC) en 2001.
"C'est une condition fondamentale de l'OMC que de
créer un environnement juste de compétition, et le nouveau taux
d'imposition unifié traitera l'investissement étranger sur un
pied d'égalité avec le commerce national, " a indiqué Miao Gengshu,
président de la China National Foreign Trade Transportation
(Group) Corp.
En dehors de l'impôt sur les sociétés, les
compagnies étrangères ne bénéficieront plus non plus à l'avenir d'autres
politiques d'encouragement, telles que des réductions avant impôts et
des réductions d'impôts pour le ré-investissement.
La Chine retire graduellement les politiques
préférentielles envers les compagnies à capitaux étrangers, qui doivent
payer les même impôts que les entreprises chinoises pour l'utilisation de
la terre urbaine à partir du premier janvier cette année.