BAGDAD, 10 mars (XINHUA) --
La conférence internationale sur l'Irak, tenue samedi à Bagdad, a pris fin
avec des résultats limités.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Dans un discours prononcé au début de la conférence,
le Premier ministre Irakien Nuri al-Maliki a appelé les pays voisins et à
d'autres pays à éviter de s'ingérer dans les affaires intérieures de
l'Irak, mais à aider son gouvernement à réussir le processus politique en
cours et à amener la sécurité dans le pays.
"Nous appelons nos frères et nos amis à adopter une
position unifiée vis-à-vis du peuple irakien sans distinction sectaire ni
ethinique", a indiqué M. al-Maliki, ajoutant que l'Irak ne
voulait pas intervenir dans les affaires des autres pays et n'accepte pas
non plus l'intervention de la part des autres.
"Nous m'accepterons absolument pas que l'Irak
devienne un champ de bataille des conflits régionaux ou internationaux.
Nous demandons ainsi aux délégations ici présentes et à la communauté
internationale de ne pas laisser certains pays soutenir certaines
parties de l'Irak", a-t-il souligné.
Il a averti que la violence qui sévit en Irak
pourrait s'étendre dans toute la région et que le prix que les Irakiens
sont en train de payer serait payé par les autres pays.
"Le terrorisme qui tue les Irakiens est pareil que
celui qui a frappé le World Trade Center de New York, que celui qui a tué
des peuples en Arabie saoudite et dans d'autres pays", a-t-il
relevé.
La Conférence, tenue au milieu un quartier hautement
protégé, à l'intérieur de la Zone verte au centre de Bagdad, s'est déroulé
à huis clos après le discours de M. Maliki.
Les pays participants à la réunion étaient pour la
plupart représentés par leurs ambassadeurs en Irak. Mais les Etats-Unis a
envoyé David SAtterfield, principal conseiller de la secrétaire
d'Etat Condoleezza Rice sur l'Irak, accompagné de l'ambassadeur
Zalmay Khalilzad.
Lors d'une conférence de presse tenue après la
conférence, le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari a
qualifié les discussions de "positives et constructives".
Les participants ont convenu de mettre en place
trois comités techniques chargés respectivement de la coopération de
sécurité, des réfugiés et de l'énergie, a-t-il fait savoir.
Pourtant, ils n'ont pas pu s'accorder sur le lieu et
la date pour tenir la prochaine conférence, a affirmé le ministre
irakien.
L'Irak a souhaité qu'elle accueillir également la
prochaine rencontre, alors que certains ont proposé qu'elle ait lieu au
Caire ou à Istanbul.
Parallèlement, la conférence de Bagdad a fourni une
rare occasion pour un contact direct entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'ambassadeur des Etats-Unis en Irak Zalmay
Khalilzad a déclaré à la presse après la réunion qu'il avait eu des
discussions " constructives et positives" avec des officiels iraniens sur
la sécurité de l'Irak.
"Je les ai rencontrés directement...les discussions
avec les Iraniesn et d'autres sur l'Irak étaient constructives et
pratiques ", a-t-il affirmé.
"Le dialgoue avec l'Iran était une bonne étape vers
la sécurité en Irak et nous nous attendons à un engagement des Iraniens
envers ce que nous avons examinés", a-t-il ajouté.
Samedi, plusieurs attentats ont ébranlé Bagdad,
tuant au moins 12 personnes. Des obus du mortier étaient tombés près du
lieu où se tenait la conférence sur l'Irak.
Les dernières violences accentuent la détérioration
de la situation de sécurité à Bagdad, en dépit du nouveau plan de
sécurité lancé par les autorités américaines et irakienns.