BEIJING, 6 mars (XINHUA) --
Le Japon doit affronter l'histoire, assumer sa responsabilité, ainsi que
envisager sérieusement et traiter correctement la question des "femmes de
réconfort", a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères Li
Zhaoxing.
Il a fait ces remarques lors d'une conférence de
presse mardi à Beijing en marge de la session annuelle de l'Assemblée
populaire nationale (APN, parlement) de Chine.
C'est un fait historique que la question des "femmes
de réconfort" est un grave crime commis par l'armée japonaise
pendant la seconde guerre mondiale, a indiqué M. Li.
Le gouvernement japonais doit tirer les leçons de
l'histoire et envisager l'avenir pour traiter correctement les relations
sino- japonaises, a souligné le ministre.
Cette année marque le 35e anniversaire de la
normalisation des relations diplomatiques bilatérales. Les deux parties
doivent saisir l'opportunité de bien traiter les problèmes politiques
fondamentaux concernant les relations bilatérales et d'élargir et
approfondir les échanges et la coopération, a-t-il poursuivi.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé
lundi que le Japon ne s'excuserait plus sur la question des esclaves
sexuelles pendant la deuxième guerre mondiale, après avoir dit à des
journalistes qu'"il n'y avait aucune preuve de la contrainte" exercée sur
les femmes étrangères.
Il est estimé que pendant la seconde guerre mondiale
quelques 200 000 femmes asiatiques ont été emprisonnées dans l'armée
japonaise pour servir comme esclaves sexuelles. Les "femmes de
réconfort" survivantes ont réclamé les excuses et des compensations
du gouvernement japonais.