DAKAR, 25 février (XINHUA)
-- Des électeurs ont commencé à voter dans le calme et la sérénité, ce
dimanche, sur les coups de 8 heures, aux bureaux de vote installés à
l'intérieur de l'école Franco-Arabe, située au "Point E" de Dakar, a
constaté Xinhua sur place.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Une foule bigarrée s'alignait devant le bureau de
vote No 2 de cette école où le président sortant, Abdoulaye Wade, devrait
s'acquitter de son droit de citoyen vers 11 heures, ont observé des
correspondants de Xinhua.
Les 4,9 millions d'électeurs sénégalais doivent
voter, ce dimanche à partir de 08h00 jusqu'à 18h00 (locale et GMT), dans
les 883 bureaux de vote installés à travers le pays, pour choisir un
président de la République parmi les 15 candidats en lice, sous les
yeux de quelque 2000 observateurs internationaux et nationaux.
Il s'agit en effet de la deuxième élection
présidentielle organisée au Sénégal depuis l'indépendance en 1960 de ce
pays d'Afrique de l'Ouest, qui compte 11 millions d'habitants. La
première avait eu lieu en 2000 avec la victoire du président Wade
face à Abdou Diouf.
Le président sortant Adboulaye Wade, âgé de 80 ans,
doit affronter cette fois-ci 14 autres candidats dont notamment
Idrissa Seck, leader du parti Rewmi (Patrie) et ancien collaborateur de
M. Wade; Moustapha Niasse, plusieurs fois Premier ministre et
candidat d'une coalition de partis dénommée "Alternative 2007";
Ousmane Tanor Dieng, candidat du Parti socialiste, battu à
l'élection présidentielle de l'an 2000 par le Parti démocratique
sénégalais du président Wade.
Les dispositifs de sécurité, plantés depuis la
veille, sont à pied d'oeuvre pour assurer le bon déroulement du scrutin, à
l'image de cette école située rue Mermoz, où tout paraît en ordre.
Abdoulaye Wade, candidat de la Coalition "Sopi
(changement) 2007" composée d'une quarantaine de formations politiques, a
déclaré vendredi dernier, à la fin de de sa campagne électorale
qu'il fera tout pour assurer la stabilité du pays lors de cette
élection jugée décisive pour le Sénégal déterminé à devenir un pays
émergent à l'horizon 2015.