MOSCOU, 21 février (XINHUA) -- La Russie ne voit pas
d'alternative aux négociations pour résoudre le différend sur le
programme nucléaire iranien, a annoncé le ministre russe des
Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une interview publiée
mercredi.
"Dans l'état actuel des choses, il n'existe pas
d'alternative raisonnable à l'utilisation des négociations pour résoudre
le problème. La Russie est opposée au recours à la force", a déclaré
M. Lavrov dans une interview accordée à l'hebdomadaire arabe
Al- Watan Al-Arabi.
Le problème nucléaire iranien est certes complexe,
mais la situation n'est pas désespérée, a affirmé M. Lavrov.
"Il faut que l'Iran interrompe son programme
d'enrichissement de l'uranium en échange d'un gel de la Résolution 1737 du
Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-il ajouté.
Dans cette résolution, le Conseil donne 60 jours à
l'Iran pour suspendre ses activités d'enrichissement sous peine de
sanction. L'ultimatum est arrivé à expiration mercredi. Pourtant, le
président iranien Mahmoud Ahmdinejad a promis mercredi que son pays
allait poursuivre son travail nucléaire.
La non-prolifération devrait être le seul principe
guidant le règlement de la crise nucléaire iranienne, estime M.
Lavrov.
L'Occident accuse l'Iran de chercher à
produire des armes nucléaires sous couvert d'un programme civil, ce
que Téhéran dément. L'Iran affirme avoir besoin d'enrichir de
l'uranium pour développer une source d'énergie alternative et pacifique.