TEHERAN, 20 février (XINHUA) -- Le président iranien
Mahmoud Ahmadinejad a fait savoir mardi qu'il refusait de suspendre les
activités d'enrichissement d'uranium en Iran, un jour avant
l'expiration du délai fixé par le Conseil de sécurité de l'ONU, qui
demandait à Téhéran d'arrêter l'enrichissement pour ne pas encourir de
plus sévères sanctions.
Dans un discours à Gilan (nord de l'Iran), le
président Ahmadinejad a déclaré devant un large public: "Nous voulons
discuter mais pour cela, ils (les Occidentaux) posent des conditions
préalables qui nous privent de notre droit."
"Ils nous demandent de fermer nos usines
d'enrichissement et de suspendre notre cycle de combustible nucléaire.
D'accord, mais que ceux qui veulent également discuter suspendent aussi
leurs cycles de combustible nucléaire! C'est cela qu'on appelle la
justice!", a- t-il poursuivi.
"Comment vos usines d'enrichissement peuvent
continuer à fonctionner alors que vous demandez la suspension de nos
activités ", a-t-il lancé.
"Nous sommes prêts à des négociations, mais cela
doit avoir lieu dans des conditions égales", a-t-il ajouté.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté en décembre
2006 la résolution 1737, imposant des sanctions contre les programmes
nucléaire et balistique de l'Iran et demandant à Téhéran
d'arrêter ses activités d'enrichissement sous peine d'encourir de nouvelles
sanctions plus sévères.
Le mercredi 21 février a été fixée par le Conseil de
sécurité comme date butoir pour la suspension des activités
d'enrichissement d'uranium iraniennes.
Cependant, aucun signe de la part des dirigeants
iraniens ne laisse présager qu'ils soient prêts à suivre les
recommandations de la résolution, à savoir cesser les activités
d'enrichissement pour que les sanctions internationales soient
suspendues.
Les forces des Gardes révolutionnaires de
la République islamique ont également commencé lundi des exercices
militaires de grande ampleur à l'échelle nationale, considérés comme un
geste de défi de Téhéran vis-à-vis de la résolution onusienne.