TEHERAN, 18 février (XINHUA) -- En dépit de la
demande du Conseil de sécurité de l'ONU, l'Iran ne va pas suspendre son
enrichissement d'uranium, a déclaré dimanche le porte-parole du
ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini.
"La suspension n'est pas acceptable", a exprimé M.
Ali Hosseini devant la presse, notant que "le probleme est au passé. Il n'y
pas de justification légale et logique pour cette affaire."
Après avoir imposé les sanctions contre l'Iran pour
qu'il n'ait pas réussi à suspendre l'enrichissement d'uranium, le Conseil
de sécurité de l'ONU a établi une nouvelle date limite du 21 février
pour geler son projet atomique.
Le guide suprême iranien, ayatollah Ali Khamenei a
justifié samedi le programme nucléaire de son pays par un éventuel
épuisement des réserves de gaz et de pétrole.
"Si une nation ne se soucie pas de l'avenir de son
énergie, elle restera dépendante des puissances dominantes. L'énergie
nucléaire est l'avenir et le destin du pays", a souligné le
dirigeant, affirmant que l'Iran ne ferait pas de concessions au
sujet de ses droits nucléaires.
L'Iran, le quatrième plus grand producteur du
pétrole brut avec les deuxièmes plus grandes réserves du gaz naturel, a
annoncé qu'il avaot besoin de produire l'énergie nucléaire comme une
source énergique pacifique et alternative.
Pourtant, les pays occidentaux ont accusé l'Iran
d'essayer de produire les armes nucléaires sous le couvert civil, mais
Téhéran l'a dénié.
En décembre 2006, le Conseil de sécurité de
l'ONU a adopté la résolution 1737, imposant des sanctions sur
les programmes nucléaire et balistique iraniens, en raison du refus
de Téhéran de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.
L'Iran a rejeté cette résolution et a demandé
d'installer 3.000 centrifugeuses en mars 2007.