par Ding Yong et Li Benzhong
LOME, 13 février (XINHUA) -- Des sources politiques
dignes de foi font état de la persistance des divergencces à la Commission
électorale nationale indépendante (CENI) chargée de
l'organisation des prochaines élections législatives au Togo.
Selon ces sources, ces divergences portent notamment
sur la date pour la tenue des élections législatives anticipées prévues
par les 22 engagements souscrits par le Togo vis-à-vis de l'Union
Européenne.
C'est d'abord le chef de l'Etat qui lors d'un séjour
à Bruxelles, avait annoncé le mois de juin 2007, comme période
indicative pour la tenue du scrutin. Plus tard, la CENI, en
élaborant une esquisse du chronogramme pour la tenue des
élections législatives, a arrêté la date du 24 juin 2007.
La CENI sera bloquée dans l'avancement de ses
travaux sur deux points : le mode de prise de décisions à la CENI et celui
du recensement et le modèle de la carte d'électeur.
Certaines délégations (CPP, PDR, RPT, REFAMPT)
avaient à l'époque suggéré de tenir compte des délais prévus dans le
chronogramme pour chacune des étapes du processus dans le règlement
de ces points de divergences.
Lors de la dernière séance du Comité de suivi à
Ouagadougou, les deux points de divergences ont été aplanis avec le
concours du facilitateur Blaise Compaoré.
Pour le mode de recensement, c'est celui qui
préconise une confection instantanée avec l'opération de recensement qui a
été convenu.
Suite à cela, et pour gagner du temps, le
gouvernement serait sur le point (comme l'avaient suggéré des experts de
la sous- région à la CENI) de demander l'emprunt de certains matériels
électoraux à d'autres pays.
La mouvance présidentielle tient à ce que les
élections se tiennent le 24 juin 2007, alors que d'autres partis prenant
part au processus souhaitent un report. Un autre bras de fer ainsi
s'annonce.
Il faut rappeler que c'est le gouvernement qui fixe
par décret la date de la tenue des élections.
Une source proche de la CENI indique que "les
élections sont tenables au 24 juin", ajoutant qu'il est trop tôt de parler
de report.
Pour enclencher définitivement
le processus électoral, l'Assemblée nationale a adopté le 2 février, une
loi portant modification du code électoral. En tout, 55 articles
ont été modifiés et 27 abrogés, sur les 283 que contenait
l'ancienne loi électorale.