GAZA, 6 février (XINHUA) -- Le Premier ministre
Ismaïl Haniyeh a affirmé mardi que le Hamas et le Fatah discuteraient de
plusieurs questions critiques lors de leurs négociations à la Mecque.
Il a fait cette remarque avant de quitter la bande
de Gaza, avec une délégation du Hamas, pour se rendre en Arabie
saoudite.
"Ces questions seront examinées si les participants
ont une intention vraie et puissante", a déclaré M. Haniyeh, ajoutant que
" nous souhaitons conclure un accord visant à diminuer la tension,
cicatriser les blessures et promouvoir le partenariat pour
conduire le peuple dans leur lutte contre l'occupation".
Nabil Amr, conseiller de l'information du président
de l'Autorité lundi que les néociations à la Mecque constituaient un
effort de la dernière minute et qu'un échec de ces négociations
pousserait le président Mahmoud Abbas à organiser des élections
législatives anticipées.
Parallèlement, le conseiller politique du Premier
ministre palestinien, Ahmed Yousef a indiqué à la presse que le Hamas
ferait preuve de souplesse au cours des négociations.
"Nous seront souples en ce qui concerne les
engagements de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Israël,
la communauté internationale et le monde arabe".
"Nous seront aussi souples sur les essentiels
portefeuilles du futur gouvernement d'union nationale", a affirmé M.
Youssef, mais soulignant que le Hamas ne reconnaîtrait jamais
Israël.
L'Occdient a suspendu son aide aux Palestiniens
depuis la formation du gouvernement actuel par le Hamas en mars 2006. Tous
les efforts faits par le Fatah et le Hamas pour former un
gouvernement d'union nationale ont échoué à cause des divergences.
Lundi, Nabil Chaath, un des leaders du Fatah,
a toutefois déclaré à CNN que le président Abbas était prêt à accepter
un nouveau gouvernement du Hamas à condition que celui-ci se
soumettent aux résolutions internationales.