PARIS, 1er février (XINHUA) -- La présidence
française a publié jeudi un communiqué pour "réaffirmer de la façon la
plus claire" la politique française vis-à-vis de l'Iran, suite à la
polémique suscitée après une interview accordée à certains médias
américain et français.
"La France, avec la communauté internationale, ne
peut accepter la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire et demande
à l'Iran de respecter ses engagements au titre du TNP, tout en
réaffirmant le droit de ce pays à l'énergie nucléaire civile",
affirme le communiqué.
Cette question met en péril l'équilibre et la
stabilité de la région du Moyen-Orient et au-delà. Elle est traitée entre
les trois Européens (France - Allemagne - Royaume Uni) et l'Union
européenne avec la Russie, la Chine et les états-Unis qui agissent de
façon solidaire et veillent à l'unité de leur position, comme ils l'ont
démontré avec l'adoption unanime de la résolution 1737 du conseil de
sécurité des Nations Unies, souligne le communiqué.
Les six pays ont proposé à l'Iran en 2006 une
coopération dans les domaines nucléaires civils, économiques et de
sécurité. L'offre est toujours sur la table. Si l'Iran accepte de
suspendre par un geste souverain ses activités liées à l'enrichissement,
alors le conseil de sécurité de l'ONU suspendra le processus de
sanctions en cours et la négociation s'engagera avec l'Iran, a
expliqué l'Elysée.
M. Chirac avait déclaré lundi dans une interview
accordée aux deux journaux américains New York Times et Herald Tribune et
à l'hebdomadaire français le Nouvel Observateur que le fait que
l'Iran possédait une bombe nucléaire ne serait pas "dangeureux", et
que Téhéran serait "rasée" si l'Iran lançait une attaque nucléaire sur
Israël, avant, le lendemain, de "rectifier" ses propos en les adoucissant,
selon ces médias. Les trois journaux ont consacré une large place à ces
propos et l'affaire a suscité une polémique diplomatique et médiatique.
L'Elysée a dénoncé "une polémique honteuse"
et a accusé les médias américains de ne pas hésiter "à faire feu de
tout bois contre la France", selon des reportages de médias français.