BEIJING, 30 janvier (XINHUA) -- Le président chinois
Hu Jintao a quitté mardi Beijing pour une tournée en Afrique du 30 janvier
au 10 février, la première de ce genre depuis le 1er sommet du Forum
sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC).
Depuis une cinquantaine d'années, la Chine et
l'Afrique sont devenues des partenaires de coopération sincère et aux
relations fraternelles. Les deux peuples entretiennent de profondes
relations, et les relations bilatérales sont couronnées de succès. 48
sur 53 pays du continent africain ont établi des relations diplomatiques
avec la Chine jusqu'à aujourd'hui.
Depuis les trois dernières visites du défunt Premier
ministre chinois Zhou Enlai en Afrique dans les années 1960, environ 800
visites ont été effectuées entre des responsables chinois et
africains.
La Chine et l'Afrique ont recueilli un large
consensus, en partageant des intérêts communs et une volonté de renforcer
et d'approfondir leur coopération sur différents problèmes. Les
visites réciproques de haut niveau ont soutenu la compréhension et la
confiance mutuelle et ont également renforcé de manière effective le
développement stable des relations bilatérales.
En janvier 2006, le gouvernement chinois a publié
son premier document officiel sur sa politique africaine, présentant au
monde les objectifs de la politique de la Chine sur l'Afrique et les
mesures pour les atteindre.
En 2000, la Chine et l'Afrique ont établi la FOCAC,
portant leur coopération économique et commerciale dans une nouvelle ère
grâce à un développement complet, rapide et stable. Le volume
bilatéral s'est élevé à 39,7 milliards de dollars en 2005 après
avoir dépassé la barre des 10 milliards de dollars en 2000.
De plus, la Chine a annulé les dettes
d'une valeur de 10,9 millions de RMB (1,38 milliard de dollars) des 31
pays lourdement endettés et des pays les moins développés en Afrique et
a également étendu un traitement à taux zéro sur des exportations vers la
Chine.
En outre, les ressources énergétiques, les
matières premières ainsi que les produits industriels de l'Afrique ont
commencé à entrer sur le marché chinois. Les deux parties ont
assisté à un excellent développement bénéficiaire de part et d'autre
et à des résultats gagnant-gagnant par le biais d'une coopération
resserrée en matière de commerce et d'économie.
La Chine a accordé aux pays africains des aides sans
aucune condition préalable politique, dans le but d'accélérer le
développement socio-économique de l'Afrique et de promouvoir les
relations commerciales sino-africaines.
Jusqu'à la fin de 2005, la Chine a réalisé plus de
720 projets en Afrique, accordé au moins 18 000 bourses gouvernementales,
dépêché quelque 15 000 médecins et soigné environ 170 millions
d'Africains.
Cette année, la Chine a également honoré ses
engagements faits lors de la seconde conférence ministérielle du FOCAC
tenue en Ethiopie il y a quatre ans, pour former 10 000
professionnels.
Sur le plan culturel, la Chine et l'Afrique
partagent diverses formes de culture. Jusqu'à la fin de 2005, la Chine a
signé 65 accords culturels avec les pays africains et mis en oeuvre 151
projets d'échange culturel.
Durant les cinq dernières années, plus de dix pays
africains ont envoyé environ 20 délégations culturelles gouvernementales
vers la Chine.
La Chine, le plus grand pays en voie de déveoppement
dans le monde, et l'Afrique, un continent regroupant le plus de pays en
développement, partagent des points de vue identiques ou similaires
sur de nombreuses questions internationales majeures.
Les pays africains ont fourni leur soutien
inestimable à la Chine, contribuant grandement à la reconnaissance de la
représentation de la République populaire de Chine aux Nations Unies
et au Conseil de sécurité.
Ils se rangement fermement du côté de la Chine pour
riposter les motions avancées par certains pays occidentaux à l'ONU pour
remettre en cause la situation des droits de l'Homme en Chine, et
pour déjouer les tentatives de Taiwan de se représenter à l'ONU et à
l'Organisation mondiale de la santé (OMS), auxquelles peuvent se joindre
seulement les Etats souvrains.
Les Etats africains soutiennent aussi les efforts
déployés par la Chine pour abriter les Jeux Olympiques 2008 et
l'Exposition universelle 2010 de Shanghai.
Ces cinq dernières années, les relations entre la
Chine et les pays africains sont devenues de plus en plus
proches, notamment à travers un développement rapide après la création du
FOCAC, un mécanisme de dialogue collectif et de coopération destiné
à relever les nouveaux défis et à promouvoir le développement
commun.
Lors du sommet du FOCAC en novembre dernier à
Beijing, premier sommet sino-africain depuis un demi-siècle, les
dirigeants chinois et africains ont passé en revue l'évolution de la
coopération entre les deux parties, élaboré des plans à long-terme pour
une collaboration pragmatique et échangé leurs points de vue sur les
questions internationales importantes, et ce dans le cadre de leurs
efforts pour développer un nouveau type de partenariat stratégique.
La visite du président Hu constitue un nouveau
événement diplomatique dans les relations entre la Chine et l'Afrique à la
suite du sommet de Beijing. Elle devra permettre d'injecter une
force d'impulsion au développement des relations entre les deux
parties. Fin