NAIROBI, 29 janvier (XINHUA) -- Un groupe de
scientifiques africains a lancé une nouvelle initiative qui doit marquer
une accélération majeure du travail sur un maïs résistant à la
sécheresse destiné à l'Afrique.
Les scientifiques ont indiqué que la Fondation Bill
& Melinda Gates avait financé cette initiative, pour un montant de 5,8
millions de dollars, et que le maïs serait introduit auprès des
agriculteurs de onze pays touchés par la sécheresse en Afrique
sub- saharienne où des millions de personnes sont confrontées à
l'insécurité alimentaire.
"Avec chaque année de recherche aujourd'hui ou dans
l'avenir, nous pouvons apporter à un champs touché par la sécheresse 100
kgs supplémentaires de maïs", a déclaré Marianne Banziger, directrice
du Centre international d'amélioration du maïs et du blé (CIMMYT
selon le nom anglais), lors d'une conférence de presse récente à
Nairobi.
Mme Banziger, dont l'organisation travaille sur ce
projet en collaboration avec l'Institut international de l'agriculture
tropicale (IITA), a indiqué que des travaux seraient encore fournis
pour adapter ces maïs à chaque agroenvironnement du continent, pour en
faire un programme véritablement panafricain.
Elle a aussi souligné qu'un tel maïs pouvait faire
passer des familles agricoles d'une production insuffisante pour la
subsistance à une production excédentaire. "On ne soulignera jamais
assez l'importance de ce travail pour l'Afrique sub- saharienne", a déclaré
à ce sujet Romano Kiome, secrétaire permanent au ministère kenyan de
l'Agriculture, remerciant la Fondation Bill & Melinda Gates de l'avoir
reconnu.
Plus de 250 millions d'Africains dépendent du
maïs comme aliment de base.