NEW DELHI, 24 janvier (XINHUA) -- Des militants ont
intensifié mardi leurs actions de violence en tuant mardi dans la nuit un
chef du Parti du Congrès indien dans l'Etat d'Assam en Inde.
Des militants suspects du Front uni de libération
d'Asom (ULFA) ont attaqué mardi soir et tué Chandra Chutia, le président
d'une unité du parti du Congrès indien (au pouvoir) d'un village local,
près de Naharkatia dans l'est d'Assam.
"Les rebelles de l'ULFA ont tiré à bout portant sur
Chutia avec des armes automatiques, le tuant sur le coup", a rapporté
mercredi le service de presse Indo-Asian.
Les autorités locales d'Assam ont demandé aux
magasins et aux commerces de la ville de fermer à la tombée de la
nuit.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Australie
ont conseillé à leurs citoyens de ne pas se rendre à Assam.
Au cours des 20 derniers jours, cinq explosions se
sont produites, tuant 83 personnes dans cet Etat riche en pétrole, en
thé et en bois. Jusqu'à ce jour, l'ULFA n'a pas revendiqué ces
attentats.
L'ULFA, un groupe illégal combattant depuis 1979
pour l'indépendance, a menacé la semaine dernière de tuer des
travailleurs et des dirigeants du parti du Congrès si le
gouvernement indien n'arrêtait pas immédiatement ses offensives
militaires lancées contre les rebelles.
Plus de 10 000 personnes ont péri en raison
des violences dans l'Etat d'Assam ces deux dernières décennies.