PARIS, 19 janvier (XINHUA) -- L'homme d'affaires
français François Pinault, président du groupe Pinault-Printemps-Redoute,
a renoncé à lancer pour l'instant une offre publique d'achat (OPA)
sur le groupe énergétique et environnemental Suez, en considérant
que l'environnement n'est pas "suffisament serein", a indiqué
vendredi sa holding Artémis dans un communiqué.
Selon le règelment de l'Autorité des marchés
financiers (AMF), François Pinault n'aura donc plus le droit de lancer une
OPA sur Suez pendant six mois, sauf à justifier "de modifications
importantes dans l'environnement, la situation ou l'actionnariat" du
groupe Suez.
Cependant, "Artémis reste convaincue qu'une solution
alternative à la fusion entre Suez et Gaz de France peut être
trouvée, et continuera à envisager la possibilité d'une telle
opération", a indiqué le communiqué d'Artémis.
La nouvelle réglementation sur les OPA, entrée en
vigueur cet automne, donne à l'Autorité des marchés financiers(AMF) le
pouvoir d'exiger des sociétés ou des personnes" dont il y a des motifs
raisonnables de penser qu'elle préparent une offre sur une
entreprise qu'elles lui déclarent leurs intentions.
Selon le communiqué d'Artémis, la décision de l'AMF
de le placer dans le cadre de cette nouvelle réglementation a eu pour
effet de multiplier les déclarations des différents acteurs et de
provoquer des mouvements erratiques du cours de Bourse de Suez.
Le titre Suez a fluctué depuis le début de l'année à
cause des spéculations sur une possible offre de François Pinault ou d'un
autre investisseur.
M. Pinault a pris plus de 5% du capital de Vinci,
le numéro un mondial de BTP, selon le journal La Tribune de vendredi. Il
est donc le deuxième actionnaire du groupe, derrière les salariés.