BRUXELLES, 17 janvier (XINHUA) -- L'ancien président
de l'Exécutif des musulmans de Belgique, Mohamed Boulif, a été placé
mardi sous mandat d'arrêt pour abus de confiance, a confirmé
mercredi le parquet du royaume.
Il serait, entre autres, question de matériel
informatique " fantôme" acquis par l'Exécutif auprès du beau-frère de M.
Boulif pour un montant de 33.000 euros. Les enquêteurs ont trouvé trace
d'une transaction financière de cet ordre, mais le matériel en
question reste introuvable.
Présumé innocent, M. Boulif a affirmé que les
ordinateurs étaient là, lorsqu'il a quitté son poste, alors que ses
successeurs ont affirmé ne les avoir jamais vus. Au total, l'affaire
porterait sur des détournements de l'ordre de 60.000 à 100.000 euros
provenant de l'Etat.
L'enquête a été ouverte sur base d'une plainte de
la ministre belge de la Justice, Laurette Onkelinx, à la suite de soupçons
de détournement émis dans un rapport d'audit.