KOWEIT, 14 janvier (XINHUA) -- Les Etats-Unis
pourraient lancer une attaque militaire contre l'Iran d'ici avril 2007, a
rapporté dimanche le journal Arab Times, basé au Koweït.
Selon un article du rédacteur en chef du journal,
Ahmed al- Jarallah, citant une source sérieuse, cette attaque pourrait être
lancée par voie maritime, tandis que des missiles Patriot devraient
protéger tous les pays arabes du Golfe.
Des responsables américains ont déclaré que la
nouvelle stratégie en Irak de l'administration Bush ne comprenait aucune
proposition pour parvenir à un compromis ou de négocier avec la
Syrie ou l'Iran, a ajouté le journal.
La source a indiqué à M. al-Jarallah que le
président américain George W. Bush avait tenu une réunion avec le
vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Robert Gates, la
secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, ainsi que d'autres conseillers en vue
de discuter dans les détails du plan de lancer une attaque contre
l'Iran.
Le vice-président Dick Cheney avait affirmé que
l'Iran était une menace non seulement pour l'Arabie saoudite, mais
également pour l'ensemble de la région du Golfe, selon la source.
"Les dirigeants iraniens utilisent l'influence
religieuse de leur pays pour soutenir l'expansion des ambitions agressives
de ce régime", avait déclaré M. Cheney, cité par la source.
Les participants à la réunion avaient accepté
d'imposer des restrictions aux ambitions du régime iranien avant avril
2007, a fait savoir la source, ajoutant qu'"ils ont choisi le mois
d'avril, du fait que le Premier ministre britannique Tony Blair a déclaré
qu'il s'agissait de son dernier mois à son poste. Les Etats-Unis
devraient prendre des mesures contre l'Iran et la Syrie avant avril
2007".
Déclarant que cette attaque sera lancée par voie
maritime, la source a précisé que " les Etats-Unis et ses alliés prendront
pour cible des installations pétrolières et des installations
nucléaires iraniennes".
L'administration Bush croit qu'une
attaque contre l'Iran pourrait créer un nouvel équilibre des puissances dans
la région, tout en améliorant la situation en Irak et préparant la voie
pour le processus démocratique, qui a été suspendu en raison de
l'ingérence de Téhéran et de Damas en Irak, selon la source.