NEW YORK, 11 janvier (XINHUA) -- Le Comité chargé de
suivre l'application de sanctions imposées par le Conseil de sécurité à
la République populaire démocratique de Corée (RPDC), à la suite de
l'essai nucléaire annoncé par ce pays, a dressé jeudi son premier
bilan.
Lors d'une séance publique sur la RPDC, le président
du Comité créé par la résolution 1718 et établi le 14 octobre dernier,
Peter Burian de la Slovaquie, a informé le Conseil de sécurité des
activités du Comité durant la période allant du 14 octobre au 11
janvier 2007.
A la suite de l'essai nucléaire annoncé par la RPDC
le 9 octobre, le Conseil de sécurité a exigé de la RPDC qu'elle ne
procède à aucun nouvel essai nucléaire ou tir de missiles
balistiques, rappelle un communiqué de l'ONU.
Le Conseil a en outre décidé que la RPDC devait
suspendre toutes activités liées à son programme de missiles balistiques
et abandonner toutes armes nucléaires et tous programmes nucléaires
existants.
Conformément au paragraphe 8 de la résolution 1718,
les états membres se sont engagés à ne pas fournir, vendre ou transférer
de manière directe ou indirecte à la RPDC du matériel,équipement,
biens ou technologies.
Le Comité a révisé la liste de programmes
biologiques et chimiques frappés par la résolution. Conformément à son
mandat, le Comité a poursuivi son processus d'identification de matériel,
biens et équipement supplémentaires qui sont concernés par les
dispositions du paragraphe 8 de la résolution.
Au 10 janvier 2007, le Comité a reçu 46
communications de pays et une communication de l'Union européenne sur les
mesures qu'ils ont prises pour y donner effet. Le Comité n'a reçu aucune
demande visant la désignation d'individus et d'entités supplémentaires
qui devraient être frappés de sanctions financières et d'une
interdiction de voyager.
La représentante des états-Unis a souhaité que les
amendements que sa délégation et d'autres avaient demandés d'apporter au
Registre des articles, biens, matériel, équipement et
technologies soient maintenant pris en compte, et qu'un certain nombre de
directives soient adoptées.
De même, le représentant de la France a
souhaité que le Comité reprenne son travail d'identification des personnes
qui tombent sous le coup du gel d'avoirs et financiers et
poursuive l'ajout d'articles supplémentaires sur les listes existantes.