NAIROBI, 9 janvier
(XINHUA) -- Au moins 74 personnes ont trouvé la mort au Kenya suite à une
épidémie de fièvre de la Vallée du Rift, un virus très contagieux qui a
contaminé des centaines de personnes après s'être propagé du nord-est à la
côte, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.
(Photo:
Xinhua/Reuters)
Le Dr Shahnaaz Sharif, spécialiste médical au
ministère de la Santé, a indiqué que de nouveaux cas avaient été signalés
et que les victimes admises dans différents hôpitaux portaient à 219 le
nombre de malades très contagieux, contre 164 la semaine dernière.
"Pour le moment, nous avons 74 décès dus à la
maladie et 219 personnes contaminées", a déclaré M. Sharif par
téléphone.
Il craint que la maladie ne menace les revenus des
éleveurs qui vivent dans la province semi-aride car le gouvernement a
imposé une quarantaine sur les troupeaux de la région.
La ministre de la Santé, Charity Ngilu, a reconnu
que la réponse du gouvernement avait été lente.
"Le gouvernement a été long à réagir. C'est pourquoi
la maladie a fait ces victimes. Nous n'avons pas obtenu les résultats que
nous voulions", a déclaré Mme Ngilu lundi soir.
Elle a expliqué que la plupart des victimes
n'avaient pas eu accès à des moustiquaires et qu'elles avaient donc été
exposées à la maladie.
Le ministère kenyan de la Santé, avec l'aide
internationale, distribue des moustiquaires et prend des mesures pour
réduire la transmission de l'animal à l'homme.
La maladie se transmet à l'homme par les piqûres de
moustiques ou par le contact avec le sang, les fluides organiques ou les
organes des animaux contaminés. Ces contacts peuvent se produire
lors des soins ou de l'abattage des animaux malades ou par
l'ingestion de lait cru.
La maladie a été identifiée pour la première fois en
1931 au Kenya. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) explique qu'elle
se manifeste par épidémie chez les animaux en Afrique et qu'elle
entraîne des avortements spontanés chez les brebis, les chèvres, le
bétail, les chameaux et la mort de jeunes animaux.