BEYROUTH, 8 janvier (XINHUA) -- L'opposition
libanaise a décidé lundi de lancer une série de manifestations ciblant les
bâtiments de la fonction publique dans tout le pays pour protester contre
le gouvernement, a rapporté le site internet d'informations local
Naharnet.
Cette décision, qui doit être mise en oeuvre à
partir de mardi, a été annoncée par l'ex-ministre Talal Arslan à l'issue
d'une rencontre avec des députés de l'opposition dans la résidence de
Michel Aoun, chef du Mouvement patriotique libre (opposition) dans le
faubourg de Rabiyeh au nord de Beyrouth, indique le reportage.
M. Arslan, lisant un communiqué résumant l'issue de
la réunion d'opposition, a déclaré que l'alliance d'opposition "adopte la
manifestation de la Fédération syndicale libanaise générale, et a
décidé de renforcer sa protestation en mouvements quotidiens qui se
propageront à tous les bureaux et bâtiments officiels".
Le communiqué a souligné que "renverser le
gouvernement est devenu une tâche légitime".
Le document a également réitéré ses appels à des
élections législatives anticipées en accord avec une nouvelle loi
électorale.
La fédération syndicale a fixé au mardi la date d'un
rassemblement de protestation devant les ministères des Finances et
de la Justice pour protester contre un plan de réforme et de
reconstruction en six points adopté plus tôt dans le mois par le
gouvernement Siniora.
Le plan de cinq ans doit être présenté devant la
Conférence de Paris III des donateurs arabes et étrangers, pour aider le
gouvernement libanais a indemniser les pertes, estimées à une valeur
de 6,3 milliards de dollars, subies lors de la guerre de 34 jours entre le
Hezbollah et Israël.
L'alliance d'opposition libanaise, dirigée par le
Hezbollah chiite, a lancé une protestation à durée indéterminée le 1er
décembre à Beyrouth, pour renverser le gouvernement dirigé par le
Premier ministre Fouad Siniora.
Le gouvernement Siniora, soutenu par une
coalition majoritaire au Parlement du 14 mars, a rejeté ces appels et accusé
les protestations menées par le Hezbollah de chercher à
faire obstruction à la création d'un tribunal international
devant juger les suspects de l'assassinat en 2005 de l'ex-Premier
ministre Rafic Hariri, et d'autres crimes en rapport.