WASHINGTON, 8 janvier (XINHUA) - - Le président
américain George W. Bush annoncera mercredi sa nouvelle politique sur
l'Irak, a rapporté lundi la Maison Blanche.
Le nouveau plan doit être annoncé au cours d'un
discours diffusé à la télévision nationale à 21h00 (heure de la côte Est),
et beaucoup pensent qu'il devrait comprendre une augmentation de 20
000 hommes des effectifs américains en Irak.
Le porte-parole de la Maison Blanche Tony Snow a
déclaré avoir contacté les réseaux de télévision pour demander le temps d'
antenne nécessaire pour le discours du président.
La nouvelle politique de M. Bush établira une série
d'objectifs à remplir par le gouvernement irakien pour tenter d'apaiser les
tensions sectaires et de stabiliser politiquement et économiquement
le pays, selon un reportage publié lundi par le New York Times.
Parmi ces objectifs figurent des mesures pour
ramener davantage les sunnites au sein du processus politique, pour
finaliser une mesure longtemps attendue sur la distribution des revenus du
pétrole, et d'assouplir la politique du gouvernement envers les
ex- membres du parti Baas, ont déclaré des haut responsables de l'
administration.
Plus de 3 000 soldats américains ont été tués en
Irak depuis l' éclatement en mars 2003 de ce conflit devenus depuis très
impopulaire.
Les dirigeants démocrates au Congrès prévoient par
ailleurs de tenir cette semaine une série d'audiences sur l'Irak pour
interroger différents responsables de l'administration, dont la
secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, le secrétaire de la Défense
Robert Gates et le chef d'état-major interarmées Peter Pace.
Les Démocrates ont repris lors des élections de
novembre dernier le contrôle des deux chambres du Congrès.
Nancy Pelosi, nouvelle présidente de la Chambre des
Réprésentants a qualifié l'Irak de pays plongé dans un « chaos total
». D'autres Démocrates ont dénoncé le nouveau plan de Bush en Irak, tel
qu'il est anticipé, comme une escalade de la guerre ignorant les conseils
des haut commandants, plutôt qu'un changement de cap significatif comme
celui qu'attendent les électeurs américains. Ils ont annoncé qu'ils
accueilleraient par conséquent ce plan avec scepticisme, rapporte le Post,
or une augmentation des effectifs exige des dépenses supplémentaires qui
doivent être votées par le Congrès. Fin