NAIROBI, 4 janvier (XINHUA) -- Les forces navales
américaines ont été déployées au large de la côte somalienne pour empêcher
de s'échapper les chefs des milices islamistes en déroute,
soupçonnés d'être liés à Al-Qaïda et à d'autres extrémistes.
Selon des médias kenyans, Sean McCormack,
porte-parole du département d'Etat américain, aurait déclaré jeudi
qu'aucun des dirigeants du Conseil suprême des tribunaux islamiques ne
serait autorisé à quitter le pays.
"Nous prendrons soin qu'aucun dirigeant ayant
appartenu aux tribunaux islamistes, liés à des organisations terroristes
dont Al- Qaïda, ne soit autorisé à fuir et à quitter la Somalie", a-t-il
dit.
Cette patrouille de la marine américaine survient en
parallèle à la décision du Kenya de renforcer la sécurité à sa frontière
avec la Somalie et de stopper l'afflux par cette frontière de
combattants islamistes en fuite. Des agences d'aide humanitaire ont
réagi en appelant le Kenya à aider les véritables réfugiés.
Les milices islamistes contrôlaient il y a peu, et
depuis six mois, une grande partie du centre et du sud du pays, après
s'être emparés de Mogadiscio en juin 2006 en triomphant d'une alliance
de seigneurs de guerre soutenue par les Etats-Unis. Ils ont été
balayés depuis deux semaines par une avancée de troupes
éthiopiennes, soutenant le gouvernement de transition somalien.
Les milices islamistes ont affirmé qu'elles
effectuaient une " retraite stratégique", et menacé de lancer une
insurrection dans le pays, sur le modèle de l'Irak. Des combats ont eu
lieu près de la frontière kenyane entre les milices en fuite et les forces
alliées de Somalie et d'Ethiopie. Le Kenya a déployé des chars et
des hélicoptères près de sa frontière.
Washington a annoncé qu'il travaillait étroitement
avec les voisins de la Somalie, "pour nous assurer que ces individus n'
aient pas la possibilité de traverser les frontières", selon le
porte-parole.
Les forces américaines, basées à Djibouti,
patrouillent les eaux au large de la Somalie dans l'objectif de capturer
certains dirigeants du mouvement des tribunaux islamistes, y compris des
agents présumés d'Al-Qaïda recherchés pour les attentats de 1998
contre des ambassades américaines en Afrique de l'est, a déclaré
mercredi Sean McCormack.
Les Etats-Unis ont établi une mission conjointe
dans la Corne de l'Afrique en 2002 à Djibouti, un centre majeur pour
les formations et opérations anti-terroristes américaines, ainsi
que pour leurs efforts humanitaires.