Prise de la ville
somalienne de Kismayo par les troupes gouvernementales
NAIROBI, 1er janvier (XINHUA) -- Les activistes
islamistes somaliens ont fui, lundi matin, leur dernier bastion, Kismayo,
vers la frontière kenyane après la prise de cette ville par les
troupes gouvernementales soutenues par l'Ethiopie, a affirmé lundi un
député somalien.
"La ville de Kismayo est maintenant sous le contrôle
du gouvernement intérimaire. Le gouvernement jouissant de l'appui
des troupes éthiopiennes a chassé les islamistes ce matin", a précisé
à Xinhua le député somalien Awad Ashara contacté par téléphone
depuis Baidoa, actuel siège du gouvernement reconnu par les Nations
unies.
Par ailleurs, le député a fait savoir que le Premier
ministre Ali Mohammed Gedi avait accordé une amnistie aux combattants
islamistes ayant déposé leurs armes.
Les islamistes s'étaient repliés jeudi dans la ville
de Kismayo après avoir abandonné Mogadiscio, capitale de la Somalie, à
l'issue des combats acharnés impliquant de l'artillerie, des
chars d'assaut et des avions d'Ethiopie.
De son côté, le Kenya qui a annoncé lundi qu'il
appellerait à la tenue d'un sommet régional sur la crise en Somalie a
renforcé la sécurité sur sa frontière avec la Somalie en vue d'empêcher
les islamistes de traverser la frontière.
Le gouvernement somalien
appelle au déploiement d'urgence de troupes de l'Union
africaine
NAIROBI, 1er janvier (XINHUA) -- Le gouvernement de
transition somalien a appelé lundi l'Union africaine (UA) à envoyer des
troupes de maintien de la paix pour aider à stabiliser le pays
ravagé par la guerre.
Lors d'une conférence de presse tenue dans la
capitale somalienne de Mogadiscio, le Premier ministre somalien Ali
Mohammed Gedi a affirmé que son gouvernement menait des contacts
avec l'UA et les Etats membres en vue d'un déploiement de troupes de
maintien de la paix en Somalie.
M. Gedi a estimé que des mesures urgentes étaient
nécessaires pour placer le pays sur la voie de la paix durable et de la
démocratie.
"Nous sommes en train de contacter l'UA et les Etats
membres. Leur soutien est nécessaire dans la pacification et la
stabilisation du pays", s'est ainsi exprimé M. Gedi devant la presse
à Mogadiscio.
"Nous aimerions que des observateurs militaires et
des troupes de maintien de la paix viennent nous aider le plus tôt
possible", a-t-il conclu.
Dix islamistes
somaliens arrêtés au Kenya
NAIROBI, 1er janvier (XINHUA) -- Les autorités
kenyanes ont déclaré lundi soir avoir arrêté 10 islamistes somaliens ayant
fui les combats à la suite des pilonnages intenses de l'artillerie
éthiopienne à Kismayo, ville portuaire du sud de la Somalie.
La police kenyane a indiqué que ces hommes avaient
été arrêtés à Liboi, près de la frontière commune avec la Somalie, alors
que le pays d'Afrique de l'est a renforcé ses patrouilles terrestres
et aériennes, couvrant principalement la zone de Ras Kamboni, une
forêt proche de l'océan Indien à la frontière entre les deux pays.
"Aujourd'hui nous avons arrêté 10 combattants
appartenant à l' Union des tribunaux islamiques, qui se faisaient passer
pour des réfugiés et souhaitaient entrer dans le pays", a déclaré Anthony
Kibuchi, commandant local de la police kenyane, à la presse dans la
ville de Garissa.
Plusieurs milliers de combattants islamistes ont
disparu lundi, selon des témoignages à Kismayo, après que l'artillerie
éthiopienne eut pilonné la nuit précédente leurs positions avancées
à Jilib, à 120 kilomètres de Kismayo.
Ces arrestations font suite à la demande du
gouvernement de transition somalien, qui a appelé le Kenya à fermer la
longue frontière entre les deux pays aux islamistes fuyant Kismayo, et à
arrêter toute personne traversant la frontière.
"Nous demandons au gouvernement kenyan de fermer ses
frontières, car les survivants des Tribunaux islamistes vaincus de (cheikh)
Hassan Dahir Aweys se dirigent vers les frontières kenyanes", a
déclaré Abdirahman Dinari, porte-parole du gouvernement.
Le Kenya a déclaré que ses troupes à la frontière
étaient en état d'alerte élevé, et que toutes les mesures étaient prises
pour éviter que le conflit ne se propage de Somalie au Kenya.
Le président kenyan Mwai Kibaki a déclaré qu'il
convoquerait un sommet régional en urgence au début de cette nouvelle année
pour discuter des développements de la situation dans ce pays de la
Corne de l'Afrique dépourvu de gouvernement central depuis 16
ans. Fin