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Prise de la ville somalienne de Kismayo par les troupes gouvernementales
  2007-01-02 07:55:44  

     Prise de la ville somalienne de Kismayo par les troupes gouvernementales

     NAIROBI, 1er janvier (XINHUA) -- Les activistes islamistes  somaliens ont fui, lundi matin, leur dernier bastion, Kismayo,  vers la frontière kenyane après la prise de cette ville par les  troupes gouvernementales soutenues par l'Ethiopie, a affirmé lundi un député somalien. 

Les activistes islamistes  somaliens ont fui, lundi matin, leur dernier bastion, Kismayo,  vers la frontière kenyane après la prise de cette ville par les  troupes gouvernementales soutenues par l'Ethiopie, a affirmé lundi un député somalien.

     "La ville de Kismayo est maintenant sous le contrôle du  gouvernement intérimaire. Le gouvernement jouissant de l'appui des troupes éthiopiennes a chassé les islamistes ce matin", a précisé  à Xinhua le député somalien Awad Ashara contacté par téléphone  depuis Baidoa, actuel siège du gouvernement reconnu par les  Nations unies. 

     Par ailleurs, le député a fait savoir que le Premier ministre  Ali Mohammed Gedi avait accordé une amnistie aux combattants  islamistes ayant déposé leurs armes. 

     Les islamistes s'étaient repliés jeudi dans la ville de Kismayo après avoir abandonné Mogadiscio, capitale de la Somalie, à  l'issue des combats acharnés impliquant de l'artillerie, des chars d'assaut et des avions d'Ethiopie. 

     De son côté, le Kenya qui a annoncé lundi qu'il appellerait à  la tenue d'un sommet régional sur la crise en Somalie a renforcé  la sécurité sur sa frontière avec la Somalie en vue d'empêcher les islamistes de traverser la frontière.

     Le gouvernement somalien appelle au déploiement d'urgence de troupes  de l'Union africaine  

     NAIROBI, 1er janvier (XINHUA) -- Le gouvernement de transition  somalien a appelé lundi l'Union africaine (UA) à envoyer des  troupes de maintien de la paix pour aider à stabiliser le pays  ravagé par la guerre. 

     Lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale  somalienne de Mogadiscio, le Premier ministre somalien Ali  Mohammed Gedi a affirmé que son gouvernement menait des contacts  avec l'UA et les Etats membres en vue d'un déploiement de troupes  de maintien de la paix en Somalie. 

     M. Gedi a estimé que des mesures urgentes étaient nécessaires  pour placer le pays sur la voie de la paix durable et de la  démocratie. 

     "Nous sommes en train de contacter l'UA et les Etats membres.  Leur soutien est nécessaire dans la pacification et la  stabilisation du pays", s'est ainsi exprimé M. Gedi devant la  presse à Mogadiscio. 

     "Nous aimerions que des observateurs militaires et des troupes  de maintien de la paix viennent nous aider le plus tôt possible",  a-t-il conclu.

      Dix islamistes somaliens arrêtés au Kenya  

     NAIROBI, 1er janvier (XINHUA) -- Les autorités kenyanes ont  déclaré lundi soir avoir arrêté 10 islamistes somaliens ayant fui  les combats à la suite des pilonnages intenses de l'artillerie  éthiopienne à Kismayo, ville portuaire du sud de la Somalie. 

     La police kenyane a indiqué que ces hommes avaient été arrêtés  à Liboi, près de la frontière commune avec la Somalie, alors que  le pays d'Afrique de l'est a renforcé ses patrouilles terrestres  et aériennes, couvrant principalement la zone de Ras Kamboni, une  forêt proche de l'océan Indien à la frontière entre les deux pays. 

     "Aujourd'hui nous avons arrêté 10 combattants appartenant à l'  Union des tribunaux islamiques, qui se faisaient passer pour des  réfugiés et souhaitaient entrer dans le pays", a déclaré Anthony  Kibuchi, commandant local de la police kenyane, à la presse dans  la ville de Garissa. 

     Plusieurs milliers de combattants islamistes ont disparu lundi, selon des témoignages à Kismayo, après que l'artillerie  éthiopienne eut pilonné la nuit précédente leurs positions  avancées à Jilib, à 120 kilomètres de Kismayo. 

     Ces arrestations font suite à la demande du gouvernement de  transition somalien, qui a appelé le Kenya à fermer la longue  frontière entre les deux pays aux islamistes fuyant Kismayo, et à  arrêter toute personne traversant la frontière. 

     "Nous demandons au gouvernement kenyan de fermer ses frontières, car les survivants des Tribunaux islamistes vaincus de (cheikh)  Hassan Dahir Aweys se dirigent vers les frontières kenyanes", a  déclaré Abdirahman Dinari, porte-parole du gouvernement. 

     Le Kenya a déclaré que ses troupes à la frontière étaient en  état d'alerte élevé, et que toutes les mesures étaient prises pour éviter que le conflit ne se propage de Somalie au Kenya. 

     Le président kenyan Mwai Kibaki a déclaré qu'il convoquerait un sommet régional en urgence au début de cette nouvelle année pour  discuter des développements de la situation dans ce pays de la  Corne de l'Afrique dépourvu de gouvernement central depuis 16 ans. Fin 

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