Les forces
des tribunaux islamiques se retirent de Mogadiscio
NAIROBI, 28 décembre (XINHUA) -- Les soldats des des
tribunaux islamiques somaliens ont abandonné la capitale somalienne de
Mogadiscio, a-t-on appris des informations parvenues à Nairobi.
(Photo: Xinhua)
Un responsable de l'union des tribunaux islamiques
ont indiqué que leurs forces s'étaient retirées de Mogadiscio.
(Photo: Xinhua/Reuters)
Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a révélé
dimanche soir que les troupes éthiopiennes ont été forcées à entrer en
guerre contre l'union des tribunaux islamiques de Somalie.
Les islamistes
somaliens se retirent de Mogadiscio sans combat
NAIROBI, 28 décembre (XINHUA) Les tribunaux
islamiques somaliens se sont retirés jeudi de Mogadiscio, capitale du
pays, alors que des forces appartenant à l'Ethiopie et au gouvernement
fédéral de transition somalien préparaient des attaques sur cette
ville, ont rapporté des témoins.
Les forces gouvernementales et éthiopiennes
avançaient, rapporte-t-on, de Dinsor en direction de Buale, et de
Burhakaba en direction du Shebelle inférieur.
L'Union des tribunaux islamiques, qui contrôlait de
larges parties du sud de la Somalie, se serait retirée de Kismayo vers
Mogadiscio mercredi avant d'entamer jeudi un retrait de Mogadiscio à
l'approche des troupes éthiopiennes.
L'Ethiopie a effectué lundi des frappes aériennes
sur les aéroports de Mogadiscio et de Baledogle, à 100 km au nord-ouest
de Mogadiscio.
Les forces gouvernementales et leurs alliés ont
désormais pris le contrôle de plusieurs zones auparavant aux mains des
tribunaux islamiques, y compris les villes de Bandiradley, de Beletweyne
et de Bulo Burti, de Dinsor et de Burhakaba.
Le Bureau de coordination humanitaire des Nations
unies pour la Somalie a déclaré que les combats avaient déplacé jusqu'à 9
000 personnes de Mogadiscio et de la région voisine de Bay vers les
régions du Shebelle et de Buale.
La plupart des personnes déplacées de Mogadiscio ont
été récémment chassées par des inondations et retournaient vers leur
foyer lorsque les combats ont éclaté.
« On estime que seuls 30% des habitants restent
déplacés à l' échelle locale. A Bay, des mouvements sont aussi signalés
depuis Burhakaba et Idale vers divers lieux, mais les chiffres exacts n'
ont pas été confirmés », indique l'ONU.