NEW YORK (Nations Unies), 13 décembre (XINHUA) -- Le
représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour le
Kosovo, Joachim Rücker, a appelé mercredi à l'adoption au plus tôt
possible d'une solution finale sur le statut du Kosovo, une province
serbe à majorité albanaise.
"Tout retard dans l'adoption d'une solution finale
sur le statut du Kosovo ne fera que compliquer les choses, accroissant
les tensions et donnant du poids aux extrémistes de tous bords",
a estimé M. Rücker, lors d'une session du Conseil de sécurité de
l'ONU, en présence du Premier ministre provisoire du Kosovo, Agim
Ceku.
"On a clairement assisté à un regain d'anxiété
depuis qu'il a été décidé de reporter les propositions sur le statut après
les élections serbes du 21 janvier" prochain, a-t-il dit. "Régler le
statut du Kosovo serait positif pour toute la région des Balkans, y
compris pour Belgrade", mais "tout retard serait plus qu'une perte de
temps", a-t-il poursuivi.
Le Kosovo aura besoin d'une "nouvelle Constitution"
puisque le cadre constitutionnel actuel repose sur la Mission
d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), et
"son adoption devra être suivie d'élections", a-t-il insisté, ajoutant que
les futures autorités devront assumer toutes les fonctions exécutives de
la mission onusienne.
Le Kosovo, province de quelque 2 millions
d'habitants à 90% albanaise, réclame l'indépendance alors que la Serbie
refuse de renoncer à ce territoire qu'elle considère comme le berceau de
son histoire et n'est disposée à accepter qu'une large autonomie.
Au début de l'année prochaine le médiateur
de l'ONU, Martti Ahtisaari, doit faire des propositions pour le
statut définitif du Kosovo, administré pour l'instant par l'ONU.