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Statut Kosovo : l'ONU appelle à l'adoption d'une solution sans retard
  2006-12-14 10:35:18  

      NEW YORK (Nations Unies), 13 décembre (XINHUA) -- Le  représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Kosovo, Joachim Rücker, a appelé mercredi à l'adoption au plus tôt  possible d'une solution finale sur le statut du Kosovo, une  province serbe à majorité albanaise. 

     "Tout retard dans l'adoption d'une solution finale sur le  statut du Kosovo ne fera que compliquer les choses, accroissant  les tensions et donnant du poids aux extrémistes de tous bords", a estimé M. Rücker, lors d'une session du Conseil de sécurité de  l'ONU, en présence du Premier ministre provisoire du Kosovo, Agim  Ceku. 

     "On a clairement assisté à un regain d'anxiété depuis qu'il a  été décidé de reporter les propositions sur le statut après les  élections serbes du 21 janvier" prochain, a-t-il dit. "Régler le  statut du Kosovo serait positif pour toute la région des Balkans,  y compris pour Belgrade", mais "tout retard serait plus qu'une  perte de temps", a-t-il poursuivi.  

     Le Kosovo aura besoin d'une "nouvelle Constitution" puisque le  cadre constitutionnel actuel repose sur la Mission  d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK),  et "son adoption devra être suivie d'élections", a-t-il insisté,  ajoutant que les futures autorités devront assumer toutes les  fonctions exécutives de la mission onusienne. 

     Le Kosovo, province de quelque 2 millions d'habitants à 90%  albanaise, réclame l'indépendance alors que la Serbie refuse de  renoncer à ce territoire qu'elle considère comme le berceau de son histoire et n'est disposée à accepter qu'une large autonomie.  

     Au début de l'année prochaine le médiateur de l'ONU, Martti  Ahtisaari, doit faire des propositions pour le statut définitif du Kosovo, administré pour l'instant par l'ONU.

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