WELLINGTON, 6 décembre
(XINHUA) -- La Premier ministre néo- zélandaise Helen Clark et le ministre
des Affaires étrangères Winston Peters ont annoncé mercredi une nouvelle
série de sanctions en réponse à la prise du pouvoir de l'armée fidjienne.
Selon les sanctions, la Nouvelle Zélande a suspendu
les contacts ministériels avec les militaires fidjiens. Le personnel
de l'armée ainsi que les personnes impliquées dans le coup d'Etat
n'ont pas le droit de se rendre en Nouvelle-Zélande. Tous le
personnel engagé actuellement dans l'armée doit rentrer aux îles
Fidji. Les équipes sportives fidjiennes n'auront pas la permission de
se rendre en Nouvelle-Zélande.
Mme Clark a affirmé que la Nouvelle-Zélande
travaillera avec le Forum des îles du Pacifiques, une organisation
politique régionale, le Commonwealth, l'ONU ainsi que les pays qui
partagent le même point de vue qu'elle, pour étudier les nouvelles mesures
à faire face au coup d'Etat fidjien.
La Nouvelle-Zélande est le premier pays étranger à
imposer des sanctions sur Fidji en raison de la crise politique
fidjienne.
Mme Clark a précisé mardi que les sanctions
comprennent d'une part, l'application de l'interdiction de voyager des
responsables militaires fidjiens et leurs familles, et d'autre part, la
suspension des relations bilatérales de défense, à l'exception de la
patrouille maritime, les cas de catastrophes naturelles, et les activités
de recherches et de sauvetages.
Le commandant de l'armée fidjienne Commodore Voreqe
Bainimarama a renversé le gouvernement et l'autorité exécutive lors du
quatrième coup d'Etat de ce pays au Pacifique du Sud en moins de
vingt ans.
Il a lancé le putsh lorsque le président fidjien
Ratu Josefa Iloilo l'a exhorté à trouver une solution légale à la crise et
le refus du Premier Ministre Laisenia Qarase de démissionner de sa
fonction.