GENEVE, 6 décembre (XINHUA) -- Des chercheurs de
l'Université de Genève pensent avoir identifié un élément du développement
de cellules cancéreuses, rapporte mercredi le site internet
d'actualités Swissinfo, ajoutant que cette découverte pourrait
permettre de stopper la progression de certaines tumeurs.
Publiée dans la dernière édition du magazine
"Nature", la recherche a été dirigée par Thanos Halazonetis, professeur de
biologie moléculaire à l'Université de Genève, et son équipe,
précise Swissinfo.
Les chercheurs ont étudié la réplication de l'ADN
dans un processus de cellules tout d'abord précancéreuses, puis
cancéreuses.Ils ont découvert un phénomène d'arrêt et de
redémarrage, alors que, dans les cellules saines, l'ADN se réplique
sans interruption, explique Swissinfo, ajoutant que l'ADN - ou acide
désoxyribonucléique - transporte l'information génétique et est capable de
se reproduire lui-même.
Selon Thanos Halazonetis, lors d'une réplication
anormale d'ADN,une protéine - P53 connue pour être "anti-tumeur", est
activée. Cela empêche la cellule de se diviser. Ainsi, la plupart
des grains de beauté sur notre peau sont des lésions précancéreuses
mais la P53 les empêche de dégénérer en mélanomes, cite Swissinfo.
Le problème est que, parfois, la P53 échoue à jouer
son rôle. Dans ces cas, les cellules précancéreuses se transforment sans
entrave jusqu'au stade cancéreux.
Le professeur Halazonetis et son équipe sont d'avis
qu'il faudrait empêcher ces cellules de relancer la réplication de
l'ADN et de se répandre après que le processus P53 a été interrompu.
"Si nous pouvions empêcher la relance
de la réplication, les cellules cancéreuses mourraient", constate
le professeur auprès de swissinfo.