BRUXELLES, 30 novembre (XINHUA) -- Le Tribunal pénal
international (TPI) pour l'ancienne Yougoslavie est "sérieusement
inquiet" de l'état de santé du chef de file nationaliste serbe
Vojislav Seselj, qui poursuit une grève de la faim depuis trois
semaines, a rapporté jeudi la radio néerlandaise.
Le tribunal des Nations Unies à la Haye a annoncé
que M. Seselj avait besoin d'un traîtement médical, mais que cet homme de
52 ans l'avait refusé. Par ailleurs, il ne veut pas être réanimé s'il
perd connaissance.
En raison de la détérioration de sa santé, M. Seselj
a été admis mercredi à l'hôpital pénitentiaire de Scheveningen, la
ville où se trouve la prison de l'ONU.
Le TPI est en train de discuter avec M. Seselj de la
possibilité d'appeler un médecin serbe à la Haye, selon la radio.
Le dirigeant du Parti radical serbe, le plus grand
parti en Serbie, est poursuivi en justice devant le TPI pour crimes de
guerre et crimes contre l'humanité concernant les meurtres et des
persécutions de personnes non-serbes au cours des guerres dans
les Balkans pendant les années 90.
L'audience préliminaire a commencé lundi en
l'absence de l'accusé.
Comme son ancien allié, feu
l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, M. Seselj ne reconnaît pas la
légitimité du tribunal de la Haye et insiste sur sa demande de se
défendre par lui-même.